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More de Nigérians menacés d’expulsion alors que le rôle de Frontex s’accroît dans les plans européens de retour des migrants

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L’Allemagne a expulsé au moins 137 Nigérians entre février et juin 2026 dans le cadre de cinq opérations de vols charters, mettant en évidence le rôle croissant de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, Frontex, dans le durcissement coordonné de la politique européenne à l’égard des migrants.

D’autres Nigérians pourraient être expulsés dans les prochains jours, les autorités allemandes ayant, selon des informations rapportées, indiqué leur volonté d’expulser 30 000 ressortissants nigérians.

L’agence de presse News Agency of Nigeria (NAN) avait rapporté que le conseiller à la sécurité du président allemand, Dr Jan Hecker, avait déclaré le 15 mai 2018 à l’ancien ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama, que l’Allemagne avait proposé un nouveau processus visant à faciliter le rapatriement de plus de 30 000 migrants nigérians en situation irrégulière.

Selon les données compilées par Refugees4Refugees, une organisation allemande de défense des migrants qui surveille les arrivées de personnes expulsées au Nigeria, les Nigérians concernés ont été renvoyés à Lagos lors d’opérations successives impliquant les autorités allemandes et, dans certains cas, d’autres pays européens ainsi que Frontex.

L’organisation a recensé le retour de 27 Nigérians en février, 37 en mars, 24 en avril, 23 en mai et 26 en juin.

L’opération de février concernait 27 personnes présentées comme des ressortissants nigérians, qui ont été transportées de Stuttgart à Lagos à bord d’un avion charter de la compagnie World2Fly.

Une opération de plus grande ampleur a suivi le 10 mars, lorsqu’un vol charter transportant 50 personnes expulsées a atterri à Lagos après une opération européenne conjointe organisée par l’Allemagne et impliquant l’Espagne, l’Autriche et la Belgique. Selon Refugees4Refugees, 37 des personnes renvoyées étaient prises en charge par l’Allemagne.

Cette opération illustre la manière dont les expulsions dépassent de plus en plus le cadre des gouvernements nationaux pour devenir des opérations européennes coordonnées, Frontex apportant son soutien aux États membres dans l’organisation et la mise en œuvre des retours.

Le 9 avril, 24 autres Nigérians ont été expulsés à bord d’un avion charter au départ de Francfort, dans le cadre d’une opération impliquant les autorités allemandes et Frontex. Les retours de 23 Nigérians en mai et de 26 autres en juin ont porté à au moins 137 le nombre de personnes recensées dans les cinq opérations.

Ce chiffre ne représente pas le nombre total de Nigérians expulsés d’Allemagne vers le Nigeria au cours de l’année et ne doit pas être considéré comme un bilan officiel exhaustif des ressortissants nigérians éloignés du pays.

Frontex au cœur de la stratégie européenne de retour

Ces expulsions interviennent alors que les gouvernements européens renforcent leur coopération en matière de contrôle migratoire, notamment à travers le recours à Frontex pour soutenir les opérations de retour.

Frontex est de plus en plus impliquée non seulement dans la sécurisation des frontières extérieures de l’Union européenne, mais aussi dans la coordination et le soutien au retour des personnes qui n’ont pas le droit légal de rester dans les États membres.

L’élargissement du rôle de l’agence reflète une évolution plus générale de la politique migratoire européenne, dans laquelle le contrôle des frontières, l’application des règles en matière d’asile et les expulsions sont de plus en plus étroitement liés.

Cette tendance est particulièrement notable alors que les arrivées irrégulières dans l’Union européenne sont en baisse. Frontex a indiqué que les franchissements irréguliers des frontières du bloc avaient diminué de près de 40 % au cours des cinq premiers mois de 2026 par rapport à la même période de l’année précédente.

Malgré cette baisse, les gouvernements européens continuent de promouvoir l’accélération des procédures d’asile et l’amélioration de l’efficacité des retours des personnes dont les demandes ont été rejetées ou qui ont perdu leur droit légal de séjour.

L’Allemagne, première économie européenne, a fait de la réduction de l’immigration irrégulière et de l’augmentation des retours un élément central de sa politique migratoire sous le chancelier Friedrich Merz.

Selon les chiffres de la police fédérale allemande, 20 625 entrées non autorisées ont été enregistrées aux frontières terrestres, aériennes et maritimes de l’Allemagne entre janvier et mai 2026. Le nombre de détections mensuelles a également diminué, passant de 5 801 en mai 2025 à 3 761 en mai 2026.

Ces chiffres indiquent que Berlin intensifie les contrôles alors même que les arrivées irrégulières diminuent.

Le Nigeria intégré au système européen coordonné de retours

Les vols répétés à destination de Lagos montrent également comment le dispositif européen de contrôle migratoire s’étend de plus en plus au-delà des frontières du continent.

L’opération de mars, qui a réuni des personnes expulsées d’Allemagne, d’Espagne, d’Autriche et de Belgique, illustre la manière dont plusieurs pays européens peuvent mutualiser leurs ressources pour mener une seule opération de retour.

La participation de Frontex confère à ces opérations une dimension européenne plus large, permettant aux États membres de coopérer sur les aspects logistiques et opérationnels du retour des migrants.

Pour des pays comme le Nigeria, cette évolution signifie que le contrôle migratoire ne se limite plus au territoire européen. La coopération avec les gouvernements africains devient un élément de plus en plus important de la stratégie européenne visant à prévenir les migrations irrégulières et à faciliter le retour des personnes dont les demandes d’asile ont été rejetées ou qui n’ont plus l’autorisation de rester en Europe.

La population importante du Nigeria, sa diaspora ainsi que ses liens migratoires de longue date avec l’Europe en font un partenaire important dans le cadre européen des retours.

Les cinq vols documentés donnent ainsi un aperçu d’une évolution plus large des politiques migratoires : alors que l’Europe renforce ses contrôles migratoires, Frontex joue un rôle de plus en plus visible dans le soutien aux retours coordonnés, tandis que les pays africains deviennent des acteurs centraux des efforts visant à garantir le renvoi des migrants ayant perdu leur droit de séjour en Europe.

Les 137 Nigérians recensés par Refugees4Refugees ne représentent qu’une fraction des retours européens. Toutefois, ces opérations montrent comment le durcissement de la politique migratoire du continent est de plus en plus organisé au-delà des frontières nationales et étendu au-delà de l’Europe grâce à la coopération avec les pays d’origine.

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Près de 4 000 migrants auraient été arrêtés lors d’une opération de répression de deux jours à Tobrouk

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Près de 4 000 migrants auraient été arrêtés à Tobrouk et dans ses environs, dans l’est de la Libye, en l’espace de deux jours, alors que les forces de sécurité libyennes intensifiaient une campagne visant des personnes présentées par les autorités comme des migrants en situation irrégulière.

Ces développements ont été rapportés dans une série de publications de Jihed (@brirmijihed), hacktiviste et chercheur doctorant spécialisé dans la bioprotection des plantes. Ses publications décrivent une vaste opération comprenant des arrestations terrestres et des interceptions en mer.

Selon Jihed, le porte-parole de la Direction de la sécurité d’Al-Batnan, le lieutenant Issa Al-Jarari, a confirmé que près de 4 000 migrants avaient été détenus en deux jours, chargés dans des camions et éloignés de Tobrouk.

Ces informations interviennent dans le contexte d’une importante opération de sécurité menée dans le district d’Al-Batnan. Des informations indépendantes publiées le 25 septembre ont confirmé que plus de 2 000 migrants avaient été arrêtés en l’espace de quelques heures lors d’une opération impliquant la police, la police militaire et le 519e bataillon d’infanterie. (Agenzia Nova)

La Direction de la sécurité d’Al-Batnan a déclaré que les personnes arrêtées étaient de différentes nationalités et que les autorités les considéraient comme résidant irrégulièrement en Libye. Elles auraient été remises à l’Autorité chargée de la lutte contre l’immigration clandestine pour les procédures administratives et leur transfert hors de Tobrouk. Le Croissant-Rouge libyen a fourni une assistance médicale et humanitaire pendant l’opération. (Agenzia Nova)

Jihed a indiqué qu’environ 2 000 personnes avaient été arrêtées dès le premier jour de la campagne, qualifiant l’opération de campagne d’arrestations massives alimentant le système libyen de détention et d’expulsion.

Interceptions en mer

La répression a également coïncidé avec des interceptions d’embarcations de migrants tentant de quitter la région de Tobrouk.

Dans une autre publication, Jihed a rapporté que, le 24 septembre, la branche de la sécurité côtière de Tobrouk avait intercepté, au large d’Aïn al-Ghazala, une embarcation transportant 38 ressortissants soudanais. Les migrants ont ensuite été débarqués.

Il a également indiqué que, le 23 septembre, les forces spéciales Al-Saiqa avaient intercepté une embarcation transportant 30 personnes à environ quatre milles nautiques de Tobrouk.

Ces incidents illustrent la double approche adoptée dans l’est de la Libye, les forces de sécurité ciblant les migrants aussi bien sur terre qu’en mer.

Tobrouk est devenue un point de départ de plus en plus important pour la route maritime vers la Crète. Des informations récentes indiquent que plus de 2 000 migrants ont été détenus lors de la dernière opération menée à Al-Batnan, alors que la pression s’intensifiait sur la route Tobrouk-Crète. (Agenzia Nova)

Préoccupations concernant la détention et les expulsions

Les dernières arrestations interviennent après une série d’éloignements de migrants depuis l’est de la Libye. Le 19 septembre, la branche d’Al-Batnan de la Direction chargée de la lutte contre l’immigration clandestine a indiqué avoir traité 202 migrants répartis en deux groupes. L’un des groupes a été conduit vers le poste-frontière d’Emsaed avec l’Égypte, tandis que l’autre a été transféré au centre de détention et d’expulsion de Ganfouda, près de Benghazi. (LibyaReview)

Des organisations de défense des droits humains ont déjà exprimé leur inquiétude face aux arrestations et expulsions à grande échelle dans l’est de la Libye, notamment lorsqu’elles concernent des ressortissants soudanais. Elles ont appelé à un examen individuel des dossiers et au respect du principe de non-refoulement avant tout retour vers un pays où les personnes concernées pourraient être exposées à des persécutions ou à de graves préjudices. (Agenzia Nova)

Alors que les autorités libyennes présentent ces opérations comme des mesures de sécurité et de contrôle de l’immigration, Jihed a décrit la campagne en des termes fortement critiques, affirmant que les arrestations massives constituaient une persécution organisée des migrants.

L’ampleur rapportée de l’opération et le transfert ultérieur des personnes détenues vers le système libyen de détention devraient accroître l’attention portée au traitement des migrants et des réfugiés dans l’est de la Libye.

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Nearly 4,000 migrants reportedly rounded up in two-day Tobruk crackdown

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Nearly 4,000 migrants were reportedly rounded up in and around Tobruk in eastern Libya within two days as Libyan security forces intensified a campaign targeting people described by authorities as undocumented migrants.

The developments were reported in a series of posts by Jihed (@brirmijihed), a hacktivist and PhD researcher focusing on the bioprotection of plants. The posts described the campaign as a large-scale operation involving arrests on land and interceptions at sea.

According to Jihed, the spokesperson for the Al-Batnan Security Directorate, Lt. Issa Al-Jarari, confirmed that nearly 4,000 migrants had been detained over two days, loaded onto trucks and removed from Tobruk.

The claims come amid a major security operation in the Al-Batnan district. Independent reporting on September 25 confirmed that more than 2,000 migrants had been apprehended in a matter of hours during an operation involving police, military police and the 519th Infantry Battalion. (Agenzia Nova)

The Al-Batnan Security Directorate said those detained were people of different nationalities whom authorities considered to be residing in Libya irregularly. They were reportedly handed over to the Authority for Combating Illegal Migration for administrative procedures and transfer out of Tobruk. The Libyan Red Crescent provided medical and humanitarian assistance during the operation. (Agenzia Nova)

Jihed said the first day of the campaign alone saw around 2,000 people rounded up, describing the operation as a mass-arrest campaign feeding into Libya’s system of detention and deportation.

Sea interceptions

The crackdown has also coincided with interceptions of migrant boats attempting to leave the Tobruk area.

In another post, Jihed reported that on 24 September, the Coastal Security branch in Tobruk intercepted a boat carrying 38 Sudanese nationals off Ain al-Ghazala. The migrants were subsequently taken ashore.

He also reported that on 23 September, the Al-Saiqa Special Forces intercepted a boat carrying 30 people approximately four nautical miles off Tobruk.

The incidents highlight the dual approach being used in eastern Libya, with security forces targeting migrants both on land and at sea.

Tobruk has become an increasingly important departure point for the maritime route towards Crete. Recent reporting said more than 2,000 migrants were detained during the latest Al-Batnan operation as pressure increased along the Tobruk-Crete route. (Agenzia Nova)

Concerns over detention and deportation

The latest arrests follow a series of migrant removals from eastern Libya. On September 19, the Al-Batnan branch of the Directorate for Combating Illegal Migration said it had processed 202 migrants in two groups, with one group taken through the Emsaed border crossing with Egypt and another transferred to the Ganfouda detention and deportation centre near Benghazi. (LibyaReview)

Human rights organisations have previously raised concerns about large-scale arrests and removals in eastern Libya, particularly involving Sudanese nationals, and have called for individual screening and respect for the principle of non-refoulement before anyone is returned to a country where they may face persecution or serious harm. (Agenzia Nova)

While Libyan authorities have presented the operations as security and immigration-enforcement measures, Jihed characterised the campaign in strongly critical terms, alleging that the mass arrests amounted to organised persecution of migrants.

The reported scale of the operation, and the subsequent transfer of detainees into Libya’s detention system, is likely to intensify scrutiny of the treatment of migrants and refugees in eastern Libya.

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Libya: 310 migrants apprehended in Tajoura, Umm Al-Faris, Tobruk operations

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Libyan authorities have apprehended at least 310 undocumented migrants in separate security and anti-smuggling operations in Tajoura, Umm Al-Faris and Tobruk, according to posts by Migrant Rescue Watch.

The operations, carried out by Libya’s Department for Combating Illegal Migration (DCIM), involved raids on suspected migrant-smuggling locations and efforts to prevent attempted sea crossings.

On September 17, 2026, the DCIM Investigation and Arrest Department, acting on intelligence, raided a suspected human-smuggling site in the Tajoura area and arrested 21 migrants of different African nationalities.

According to Migrant Rescue Watch, the migrants were allegedly preparing to cross the Mediterranean by boat. They were subsequently transferred to the East Tripoli Immigration Detention Centre.

On the same day, the DCIM Derna Branch reportedly thwarted an attempted irregular sea crossing in the Umm Al-Faris area.

The operation resulted in the seizure of two boats and the apprehension of 37 migrants, identified as Egyptian and Sudanese nationals. They were transferred into DCIM custody for what the report described as legal action.

Earlier, on August 27, 2026, DCIM, working jointly with police, conducted security operations in Tobruk, targeting locations reportedly being used by undocumented migrants.

The operation resulted in the apprehension of 252 migrants of various nationalities, who were subsequently transferred to DCIM custody for completion of legal procedures and repatriation.

Taken together, the three operations involved 310 migrants, according to the figures published by Migrant Rescue Watch. The organisation’s posts describe the actions as part of Libya’s continuing efforts to disrupt irregular migration and human-smuggling networks.

Migrant Rescue Watch’s reporting has also documented other recent interceptions, arrests, transfers and repatriations involving migrants in Libya. (sotwe)

The figures and details in this report are based on information published by Migrant Rescue Watch; independent verification of the individual operations was not provided in the posts cited.

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