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Frontex drone coordinated Libyan interception of 65 migrants- Sea-Watch
Sea-Watch says a Frontex-operated drone coordinated with the Libyan coast guard during the interception of a rubber boat carrying about 65 people in distress in the central Mediterranean.
In a post on X, the German-based sea rescue organisation said its Seabird aircraft was present when the boat was intercepted and the people on board were subsequently taken back to Libya.
According to Sea-Watch, the drone, identified as Falcon01, first issued a Mayday relay after locating the boat before providing its position to the Libyan coast guard.
“I managed to give [the Libyan coast guard] the position of the rubber boat,” Sea-Watch quoted the drone operator as saying in a radio communication.
The organisation said the incident raised concerns about the role of Frontex-operated aerial surveillance in migrant interceptions in the central Mediterranean.
Sea-Watch said it had observed Falcon01 operating over the central Mediterranean since March and alleged that the drone was not publicly trackable. It also said the aircraft was built by Leonardo, an Italian defence and aerospace company.
The organisation further linked the interception to Italy’s cooperation with the Libyan authorities under the 2017 Italy-Libya Memorandum of Understanding.
Sea-Watch alleged that Italy has provided Libyan authorities with boats, training and financial support under the arrangement, with estimates putting the overall assistance at more than €1 billion.
The group accused the Libyan forces involved in interceptions of taking migrants back to detention, where it said they face abuses including torture and extortion.
Sea-Watch characterised the incident as part of a wider system involving European surveillance technology, Frontex and Libyan forces in the interception and return of migrants attempting to cross the Mediterranean.
The claims about the specific interception and the subsequent treatment of the people involved were made by Sea-Watch in its post and were not independently verified in the statement.
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Sea-Watch affirme qu’un drone de Frontex a coordonné l’interception de 65 migrants par les autorités libyennes
Sea-Watch affirme qu’un drone exploité par Frontex a coordonné avec les garde-côtes libyens l’interception d’une embarcation pneumatique transportant environ 65 personnes en détresse en Méditerranée centrale.
Dans une publication sur X, l’organisation allemande de sauvetage en mer a indiqué que son avion Seabird était présent lorsque l’embarcation a été interceptée et que les personnes à bord ont ensuite été ramenées en Libye.
Selon Sea-Watch, le drone, identifié sous le nom de Falcon01, a d’abord émis un relais de signal de détresse « Mayday » après avoir localisé l’embarcation, avant de transmettre sa position aux garde-côtes libyens.
« J’ai réussi à donner [aux garde-côtes libyens] la position de l’embarcation pneumatique », a déclaré l’organisation en citant les propos de l’opérateur du drone lors d’une communication radio.
L’organisation a déclaré que l’incident soulevait des inquiétudes quant au rôle de la surveillance aérienne assurée par les drones exploités par Frontex dans les interceptions de migrants en Méditerranée centrale.
Sea-Watch a indiqué qu’elle observait Falcon01 opérer au-dessus de la Méditerranée centrale depuis mars et a affirmé que le drone n’était pas traçable publiquement. Elle a également précisé que l’appareil avait été construit par Leonardo, une entreprise italienne spécialisée dans la défense et l’aérospatiale.
L’organisation a en outre établi un lien entre cette interception et la coopération entre l’Italie et les autorités libyennes dans le cadre du protocole d’accord Italie-Libye de 2017.
Sea-Watch affirme que l’Italie a fourni aux autorités libyennes des embarcations, des formations et un soutien financier dans le cadre de cet accord, certaines estimations évaluant l’aide globale à plus d’un milliard d’euros.
Le groupe accuse les forces libyennes impliquées dans les interceptions de ramener les migrants dans des centres de détention, où ceux-ci seraient exposés à des abus, notamment à la torture et à l’extorsion.
Sea-Watch présente cet incident comme faisant partie d’un système plus large impliquant des technologies européennes de surveillance, Frontex et les forces libyennes dans l’interception et le retour des migrants tentant de traverser la Méditerranée.
Les affirmations concernant cette interception précise et le traitement ultérieur des personnes concernées ont été formulées par Sea-Watch dans sa publication et n’ont pas été vérifiées de manière indépendante dans cette déclaration.
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Près de 4 000 migrants auraient été arrêtés lors d’une opération de répression de deux jours à Tobrouk
Près de 4 000 migrants auraient été arrêtés à Tobrouk et dans ses environs, dans l’est de la Libye, en l’espace de deux jours, alors que les forces de sécurité libyennes intensifiaient une campagne visant des personnes présentées par les autorités comme des migrants en situation irrégulière.
Ces développements ont été rapportés dans une série de publications de Jihed (@brirmijihed), hacktiviste et chercheur doctorant spécialisé dans la bioprotection des plantes. Ses publications décrivent une vaste opération comprenant des arrestations terrestres et des interceptions en mer.
Selon Jihed, le porte-parole de la Direction de la sécurité d’Al-Batnan, le lieutenant Issa Al-Jarari, a confirmé que près de 4 000 migrants avaient été détenus en deux jours, chargés dans des camions et éloignés de Tobrouk.
Ces informations interviennent dans le contexte d’une importante opération de sécurité menée dans le district d’Al-Batnan. Des informations indépendantes publiées le 25 septembre ont confirmé que plus de 2 000 migrants avaient été arrêtés en l’espace de quelques heures lors d’une opération impliquant la police, la police militaire et le 519e bataillon d’infanterie. (Agenzia Nova)
La Direction de la sécurité d’Al-Batnan a déclaré que les personnes arrêtées étaient de différentes nationalités et que les autorités les considéraient comme résidant irrégulièrement en Libye. Elles auraient été remises à l’Autorité chargée de la lutte contre l’immigration clandestine pour les procédures administratives et leur transfert hors de Tobrouk. Le Croissant-Rouge libyen a fourni une assistance médicale et humanitaire pendant l’opération. (Agenzia Nova)
Jihed a indiqué qu’environ 2 000 personnes avaient été arrêtées dès le premier jour de la campagne, qualifiant l’opération de campagne d’arrestations massives alimentant le système libyen de détention et d’expulsion.
Interceptions en mer
La répression a également coïncidé avec des interceptions d’embarcations de migrants tentant de quitter la région de Tobrouk.
Dans une autre publication, Jihed a rapporté que, le 24 septembre, la branche de la sécurité côtière de Tobrouk avait intercepté, au large d’Aïn al-Ghazala, une embarcation transportant 38 ressortissants soudanais. Les migrants ont ensuite été débarqués.
Il a également indiqué que, le 23 septembre, les forces spéciales Al-Saiqa avaient intercepté une embarcation transportant 30 personnes à environ quatre milles nautiques de Tobrouk.
Ces incidents illustrent la double approche adoptée dans l’est de la Libye, les forces de sécurité ciblant les migrants aussi bien sur terre qu’en mer.
Tobrouk est devenue un point de départ de plus en plus important pour la route maritime vers la Crète. Des informations récentes indiquent que plus de 2 000 migrants ont été détenus lors de la dernière opération menée à Al-Batnan, alors que la pression s’intensifiait sur la route Tobrouk-Crète. (Agenzia Nova)
Préoccupations concernant la détention et les expulsions
Les dernières arrestations interviennent après une série d’éloignements de migrants depuis l’est de la Libye. Le 19 septembre, la branche d’Al-Batnan de la Direction chargée de la lutte contre l’immigration clandestine a indiqué avoir traité 202 migrants répartis en deux groupes. L’un des groupes a été conduit vers le poste-frontière d’Emsaed avec l’Égypte, tandis que l’autre a été transféré au centre de détention et d’expulsion de Ganfouda, près de Benghazi. (LibyaReview)
Des organisations de défense des droits humains ont déjà exprimé leur inquiétude face aux arrestations et expulsions à grande échelle dans l’est de la Libye, notamment lorsqu’elles concernent des ressortissants soudanais. Elles ont appelé à un examen individuel des dossiers et au respect du principe de non-refoulement avant tout retour vers un pays où les personnes concernées pourraient être exposées à des persécutions ou à de graves préjudices. (Agenzia Nova)
Alors que les autorités libyennes présentent ces opérations comme des mesures de sécurité et de contrôle de l’immigration, Jihed a décrit la campagne en des termes fortement critiques, affirmant que les arrestations massives constituaient une persécution organisée des migrants.
L’ampleur rapportée de l’opération et le transfert ultérieur des personnes détenues vers le système libyen de détention devraient accroître l’attention portée au traitement des migrants et des réfugiés dans l’est de la Libye.
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Nearly 4,000 migrants reportedly rounded up in two-day Tobruk crackdown
Nearly 4,000 migrants were reportedly rounded up in and around Tobruk in eastern Libya within two days as Libyan security forces intensified a campaign targeting people described by authorities as undocumented migrants.
The developments were reported in a series of posts by Jihed (@brirmijihed), a hacktivist and PhD researcher focusing on the bioprotection of plants. The posts described the campaign as a large-scale operation involving arrests on land and interceptions at sea.
According to Jihed, the spokesperson for the Al-Batnan Security Directorate, Lt. Issa Al-Jarari, confirmed that nearly 4,000 migrants had been detained over two days, loaded onto trucks and removed from Tobruk.
The claims come amid a major security operation in the Al-Batnan district. Independent reporting on September 25 confirmed that more than 2,000 migrants had been apprehended in a matter of hours during an operation involving police, military police and the 519th Infantry Battalion. (Agenzia Nova)
The Al-Batnan Security Directorate said those detained were people of different nationalities whom authorities considered to be residing in Libya irregularly. They were reportedly handed over to the Authority for Combating Illegal Migration for administrative procedures and transfer out of Tobruk. The Libyan Red Crescent provided medical and humanitarian assistance during the operation. (Agenzia Nova)
Jihed said the first day of the campaign alone saw around 2,000 people rounded up, describing the operation as a mass-arrest campaign feeding into Libya’s system of detention and deportation.
Sea interceptions
The crackdown has also coincided with interceptions of migrant boats attempting to leave the Tobruk area.
In another post, Jihed reported that on 24 September, the Coastal Security branch in Tobruk intercepted a boat carrying 38 Sudanese nationals off Ain al-Ghazala. The migrants were subsequently taken ashore.
He also reported that on 23 September, the Al-Saiqa Special Forces intercepted a boat carrying 30 people approximately four nautical miles off Tobruk.
The incidents highlight the dual approach being used in eastern Libya, with security forces targeting migrants both on land and at sea.
Tobruk has become an increasingly important departure point for the maritime route towards Crete. Recent reporting said more than 2,000 migrants were detained during the latest Al-Batnan operation as pressure increased along the Tobruk-Crete route. (Agenzia Nova)
Concerns over detention and deportation
The latest arrests follow a series of migrant removals from eastern Libya. On September 19, the Al-Batnan branch of the Directorate for Combating Illegal Migration said it had processed 202 migrants in two groups, with one group taken through the Emsaed border crossing with Egypt and another transferred to the Ganfouda detention and deportation centre near Benghazi. (LibyaReview)
Human rights organisations have previously raised concerns about large-scale arrests and removals in eastern Libya, particularly involving Sudanese nationals, and have called for individual screening and respect for the principle of non-refoulement before anyone is returned to a country where they may face persecution or serious harm. (Agenzia Nova)
While Libyan authorities have presented the operations as security and immigration-enforcement measures, Jihed characterised the campaign in strongly critical terms, alleging that the mass arrests amounted to organised persecution of migrants.
The reported scale of the operation, and the subsequent transfer of detainees into Libya’s detention system, is likely to intensify scrutiny of the treatment of migrants and refugees in eastern Libya.
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