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Okoduwa exhorte le gouvernement fédéral à réinstaller et autonomiser les jeunes Nigérians de retour au pays
L’activiste des droits humains et défenseur des migrants de retour, le camarade Solomon Okoduwa, a appelé les gouvernements fédéral et des États à mettre d’urgence en place des programmes de réinstallation et d’autonomisation en faveur des jeunes Nigérians expulsés d’Europe. Il a averti que leur abandon aggraverait le chômage, la pauvreté et l’instabilité sociale dans le pays.
S’adressant aux journalistes lundi, Okoduwa a déclaré que nombre de ces migrants de retour se retrouvent démunis après avoir abandonné des entreprises florissantes et plusieurs années de travail dans les pays qu’ils ont été contraints de quitter.
« Recommencer sa vie au Nigeria n’est pas facile », a-t-il déclaré. « Ces jeunes hommes et femmes ont besoin d’un soutien immédiat de la part des Nigérians de bonne volonté, en particulier du gouvernement. Ils ont besoin de subventions à la réinstallation, de formations professionnelles et de prêts à taux préférentiel pour reprendre leur vie avec dignité. Nous ne pouvons pas les regarder devenir un fardeau pour la société. »
137 Nigérians expulsés en cinq mois
Cet appel intervient alors que de nouvelles données montrent que l’Allemagne a expulsé au moins 137 ressortissants nigérians entre février et juin 2026, à travers cinq opérations documentées de vols charters.
Selon les chiffres suivis par l’équipe DERS et Refugees4refugees.org, l’Allemagne a intensifié le recours aux vols charters pour rapatrier des Nigérians dont les procédures migratoires ont été définitivement tranchées.
La répartition est la suivante :
- Février : 27
- Mars : 37
- Avril : 24
- Mai : 23
- Juin : 26
L’opération du 10 mars a été la plus importante, avec 50 Nigérians expulsés dans le cadre d’une opération conjointe de l’Union européenne impliquant l’Allemagne, l’Espagne, l’Autriche et la Belgique. L’Allemagne comptait 37 des personnes expulsées.
Le 18 février 2026, un vol charter opéré par World2fly a quitté Stuttgart avant d’atterrir à l’aéroport cargo de Lagos avec 27 Nigérians à son bord.
Le Bade-Wurtemberg a été identifié comme l’un des principaux centres de départ des expulsions, ayant servi de point de départ aux vols de décembre 2025 et de février 2026.
Des préoccupations concernant le respect des procédures
Le rapport soulève également de sérieuses inquiétudes concernant le respect des procédures. Des défenseurs des migrants affirment que certains rapatriés souffraient de graves problèmes de santé, tandis que d’autres avaient vécu et travaillé en Allemagne pendant plusieurs années.
Dans un cas, une mère célibataire et ses trois enfants auraient été expulsés de Sindelfingen, à Stuttgart, alors qu’ils disposaient, selon les informations rapportées, de documents de séjour valides. Après l’intervention de bénévoles et des autorités locales, l’expulsion aurait finalement été reconnue comme une erreur et la famille a été autorisée à retourner en Allemagne.
L’équipe DERS a également affirmé qu’aucun représentant du gouvernement nigérian n’était présent pour accueillir les personnes expulsées à l’aéroport de Lagos lors de l’opération de février. Les rapatriés auraient ainsi dû quitter l’aéroport sans bénéficier de conseils, d’un dépistage médical ou d’un accompagnement à la réintégration.
« L’expulsion sans accueil, réhabilitation et réintégration est une recette pour le désastre », a déclaré Okoduwa. « Le gouvernement doit considérer cette question comme un problème humanitaire et économique, et pas seulement comme une question d’immigration. »
Causes profondes et recommandations
Les défenseurs des droits des migrants estiment que l’augmentation des expulsions met en évidence des facteurs structurels qui continuent de pousser les Nigérians vers la migration irrégulière, notamment les conflits, l’exploitation, les pressions liées au changement climatique et les inégalités économiques.
Ils appellent à renforcer les accords bilatéraux avec les pays européens afin de garantir un traitement humain, une notification appropriée et des garanties contre les expulsions injustifiées.
Alors que le Nigeria se prépare à participer au Forum international d’examen des migrations de 2026 à New York, Okoduwa estime que le gouvernement doit passer de la réaction à l’action.
« Nous avons besoin d’un Fonds national d’autonomisation des migrants de retour », a-t-il déclaré. « Si nous donnons à ces jeunes les moyens de réussir, ils pourront devenir des créateurs d’emplois plutôt que de simples statistiques. Si nous les ignorons, nous risquons de perdre toute une génération. »
À propos du défenseur
Solomon Okoduwa est directeur exécutif de l’Initiative for Youth Awareness on Migration, Immigration, Development and Reintegration (IYAMIDR Nigeria). Il a également été conseiller spécial principal du gouvernement de l’État d’Edo chargé de la lutte contre la traite des êtres humains et la migration irrégulière.
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Près de 4 000 migrants auraient été arrêtés lors d’une opération de répression de deux jours à Tobrouk
Près de 4 000 migrants auraient été arrêtés à Tobrouk et dans ses environs, dans l’est de la Libye, en l’espace de deux jours, alors que les forces de sécurité libyennes intensifiaient une campagne visant des personnes présentées par les autorités comme des migrants en situation irrégulière.
Ces développements ont été rapportés dans une série de publications de Jihed (@brirmijihed), hacktiviste et chercheur doctorant spécialisé dans la bioprotection des plantes. Ses publications décrivent une vaste opération comprenant des arrestations terrestres et des interceptions en mer.
Selon Jihed, le porte-parole de la Direction de la sécurité d’Al-Batnan, le lieutenant Issa Al-Jarari, a confirmé que près de 4 000 migrants avaient été détenus en deux jours, chargés dans des camions et éloignés de Tobrouk.
Ces informations interviennent dans le contexte d’une importante opération de sécurité menée dans le district d’Al-Batnan. Des informations indépendantes publiées le 25 septembre ont confirmé que plus de 2 000 migrants avaient été arrêtés en l’espace de quelques heures lors d’une opération impliquant la police, la police militaire et le 519e bataillon d’infanterie. (Agenzia Nova)
La Direction de la sécurité d’Al-Batnan a déclaré que les personnes arrêtées étaient de différentes nationalités et que les autorités les considéraient comme résidant irrégulièrement en Libye. Elles auraient été remises à l’Autorité chargée de la lutte contre l’immigration clandestine pour les procédures administratives et leur transfert hors de Tobrouk. Le Croissant-Rouge libyen a fourni une assistance médicale et humanitaire pendant l’opération. (Agenzia Nova)
Jihed a indiqué qu’environ 2 000 personnes avaient été arrêtées dès le premier jour de la campagne, qualifiant l’opération de campagne d’arrestations massives alimentant le système libyen de détention et d’expulsion.
Interceptions en mer
La répression a également coïncidé avec des interceptions d’embarcations de migrants tentant de quitter la région de Tobrouk.
Dans une autre publication, Jihed a rapporté que, le 24 septembre, la branche de la sécurité côtière de Tobrouk avait intercepté, au large d’Aïn al-Ghazala, une embarcation transportant 38 ressortissants soudanais. Les migrants ont ensuite été débarqués.
Il a également indiqué que, le 23 septembre, les forces spéciales Al-Saiqa avaient intercepté une embarcation transportant 30 personnes à environ quatre milles nautiques de Tobrouk.
Ces incidents illustrent la double approche adoptée dans l’est de la Libye, les forces de sécurité ciblant les migrants aussi bien sur terre qu’en mer.
Tobrouk est devenue un point de départ de plus en plus important pour la route maritime vers la Crète. Des informations récentes indiquent que plus de 2 000 migrants ont été détenus lors de la dernière opération menée à Al-Batnan, alors que la pression s’intensifiait sur la route Tobrouk-Crète. (Agenzia Nova)
Préoccupations concernant la détention et les expulsions
Les dernières arrestations interviennent après une série d’éloignements de migrants depuis l’est de la Libye. Le 19 septembre, la branche d’Al-Batnan de la Direction chargée de la lutte contre l’immigration clandestine a indiqué avoir traité 202 migrants répartis en deux groupes. L’un des groupes a été conduit vers le poste-frontière d’Emsaed avec l’Égypte, tandis que l’autre a été transféré au centre de détention et d’expulsion de Ganfouda, près de Benghazi. (LibyaReview)
Des organisations de défense des droits humains ont déjà exprimé leur inquiétude face aux arrestations et expulsions à grande échelle dans l’est de la Libye, notamment lorsqu’elles concernent des ressortissants soudanais. Elles ont appelé à un examen individuel des dossiers et au respect du principe de non-refoulement avant tout retour vers un pays où les personnes concernées pourraient être exposées à des persécutions ou à de graves préjudices. (Agenzia Nova)
Alors que les autorités libyennes présentent ces opérations comme des mesures de sécurité et de contrôle de l’immigration, Jihed a décrit la campagne en des termes fortement critiques, affirmant que les arrestations massives constituaient une persécution organisée des migrants.
L’ampleur rapportée de l’opération et le transfert ultérieur des personnes détenues vers le système libyen de détention devraient accroître l’attention portée au traitement des migrants et des réfugiés dans l’est de la Libye.
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Nearly 4,000 migrants reportedly rounded up in two-day Tobruk crackdown
Nearly 4,000 migrants were reportedly rounded up in and around Tobruk in eastern Libya within two days as Libyan security forces intensified a campaign targeting people described by authorities as undocumented migrants.
The developments were reported in a series of posts by Jihed (@brirmijihed), a hacktivist and PhD researcher focusing on the bioprotection of plants. The posts described the campaign as a large-scale operation involving arrests on land and interceptions at sea.
According to Jihed, the spokesperson for the Al-Batnan Security Directorate, Lt. Issa Al-Jarari, confirmed that nearly 4,000 migrants had been detained over two days, loaded onto trucks and removed from Tobruk.
The claims come amid a major security operation in the Al-Batnan district. Independent reporting on September 25 confirmed that more than 2,000 migrants had been apprehended in a matter of hours during an operation involving police, military police and the 519th Infantry Battalion. (Agenzia Nova)
The Al-Batnan Security Directorate said those detained were people of different nationalities whom authorities considered to be residing in Libya irregularly. They were reportedly handed over to the Authority for Combating Illegal Migration for administrative procedures and transfer out of Tobruk. The Libyan Red Crescent provided medical and humanitarian assistance during the operation. (Agenzia Nova)
Jihed said the first day of the campaign alone saw around 2,000 people rounded up, describing the operation as a mass-arrest campaign feeding into Libya’s system of detention and deportation.
Sea interceptions
The crackdown has also coincided with interceptions of migrant boats attempting to leave the Tobruk area.
In another post, Jihed reported that on 24 September, the Coastal Security branch in Tobruk intercepted a boat carrying 38 Sudanese nationals off Ain al-Ghazala. The migrants were subsequently taken ashore.
He also reported that on 23 September, the Al-Saiqa Special Forces intercepted a boat carrying 30 people approximately four nautical miles off Tobruk.
The incidents highlight the dual approach being used in eastern Libya, with security forces targeting migrants both on land and at sea.
Tobruk has become an increasingly important departure point for the maritime route towards Crete. Recent reporting said more than 2,000 migrants were detained during the latest Al-Batnan operation as pressure increased along the Tobruk-Crete route. (Agenzia Nova)
Concerns over detention and deportation
The latest arrests follow a series of migrant removals from eastern Libya. On September 19, the Al-Batnan branch of the Directorate for Combating Illegal Migration said it had processed 202 migrants in two groups, with one group taken through the Emsaed border crossing with Egypt and another transferred to the Ganfouda detention and deportation centre near Benghazi. (LibyaReview)
Human rights organisations have previously raised concerns about large-scale arrests and removals in eastern Libya, particularly involving Sudanese nationals, and have called for individual screening and respect for the principle of non-refoulement before anyone is returned to a country where they may face persecution or serious harm. (Agenzia Nova)
While Libyan authorities have presented the operations as security and immigration-enforcement measures, Jihed characterised the campaign in strongly critical terms, alleging that the mass arrests amounted to organised persecution of migrants.
The reported scale of the operation, and the subsequent transfer of detainees into Libya’s detention system, is likely to intensify scrutiny of the treatment of migrants and refugees in eastern Libya.
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Libya: 310 migrants apprehended in Tajoura, Umm Al-Faris, Tobruk operations
Libyan authorities have apprehended at least 310 undocumented migrants in separate security and anti-smuggling operations in Tajoura, Umm Al-Faris and Tobruk, according to posts by Migrant Rescue Watch.
The operations, carried out by Libya’s Department for Combating Illegal Migration (DCIM), involved raids on suspected migrant-smuggling locations and efforts to prevent attempted sea crossings.
On September 17, 2026, the DCIM Investigation and Arrest Department, acting on intelligence, raided a suspected human-smuggling site in the Tajoura area and arrested 21 migrants of different African nationalities.
According to Migrant Rescue Watch, the migrants were allegedly preparing to cross the Mediterranean by boat. They were subsequently transferred to the East Tripoli Immigration Detention Centre.
On the same day, the DCIM Derna Branch reportedly thwarted an attempted irregular sea crossing in the Umm Al-Faris area.
The operation resulted in the seizure of two boats and the apprehension of 37 migrants, identified as Egyptian and Sudanese nationals. They were transferred into DCIM custody for what the report described as legal action.
Earlier, on August 27, 2026, DCIM, working jointly with police, conducted security operations in Tobruk, targeting locations reportedly being used by undocumented migrants.
The operation resulted in the apprehension of 252 migrants of various nationalities, who were subsequently transferred to DCIM custody for completion of legal procedures and repatriation.
Taken together, the three operations involved 310 migrants, according to the figures published by Migrant Rescue Watch. The organisation’s posts describe the actions as part of Libya’s continuing efforts to disrupt irregular migration and human-smuggling networks.
Migrant Rescue Watch’s reporting has also documented other recent interceptions, arrests, transfers and repatriations involving migrants in Libya. (sotwe)
The figures and details in this report are based on information published by Migrant Rescue Watch; independent verification of the individual operations was not provided in the posts cited.
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