Features
L’OIM explique son travail dans les pays qui accueillent des ressortissants de pays tiers
L’AGENCE des Nations Unies, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), concentre son travail dans les pays qui accueillent des ressortissants de pays tiers — c’est-à-dire des personnes éloignées d’un pays de résidence vers un pays autre que celui dont elles ont la nationalité — sur la protection de la santé, de la sécurité, de la dignité et du bien-être des personnes concernées. Notre assistance ne commence qu’après leur arrivée dans un pays d’accueil, uniquement à la demande du gouvernement de ce pays et seulement lorsque des garanties essentielles sont en place.
Les circonstances qui conduisent des personnes vers des pays tiers ne sont pas nouvelles et ne sont pas propres à un seul gouvernement. Des États de différentes régions appliquent ou envisagent depuis des années des approches similaires, et la position de l’OIM reste la même partout où de telles pratiques apparaissent. La politique migratoire, y compris les décisions relatives à l’éloignement, relève de la responsabilité souveraine des États. Notre assistance s’inscrit dans notre longue expérience consistant à fournir une aide essentielle aux migrants qui se retrouvent bloqués ou dans des situations d’extrême vulnérabilité — que cette vulnérabilité résulte d’un conflit, d’une catastrophe ou d’une décision politique d’un gouvernement. Cela est au cœur de notre mandat : aider les personnes à satisfaire leurs besoins fondamentaux au moment où elles sont le plus vulnérables dans leur vie. Nous avons apporté cette assistance à des adultes et à des enfants confrontés à toutes sortes de difficultés.
Les personnes que l’OIM assiste dans le contexte des éloignements vers des pays tiers bénéficient de services de base : soins de santé, accompagnement psychosocial, évaluation des besoins de protection, ainsi que des informations claires, précises, neutres et complètes sur les options qui s’offrent à elles. Lorsqu’une personne nous demande de l’aider à retourner dans son pays d’origine, ou dans un autre pays où elle a légalement le droit de séjourner, nous ne le faisons qu’après un accompagnement individuel et une évaluation de ses besoins en matière de protection, et uniquement lorsque la décision est prise librement, volontairement et sur la base d’un consentement éclairé.
Selon les informations rendues publiques récemment, depuis le début de l’année 2025, des dizaines de milliers de personnes ont été éloignées des États-Unis vers des pays tiers. L’engagement de l’OIM dans ce contexte dépend entièrement d’une demande du gouvernement du pays d’accueil et de l’existence de garanties appropriées. Lorsque nous avons été sollicités et que ces conditions sont réunies, nous avons apporté notre soutien à environ 800 personnes, en leur fournissant des soins de santé, un accompagnement et une évaluation de leurs besoins en matière de protection ; environ 300 d’entre elles ont par la suite choisi de retourner volontairement dans leur pays. L’écart entre ce nombre et les dizaines de milliers de personnes éloignées ne mesure pas l’ampleur des efforts de l’OIM : il reflète le fait que peu de gouvernements nous ont invités à intervenir ou ont satisfait aux conditions que nous exigeons. La plupart des personnes éloignées n’ont reçu aucune forme d’assistance.
Nous sommes pleinement conscients que les États utilisent parfois l’aide internationale pour faire avancer leurs priorités nationales et que le financement de ce type d’intervention provient généralement des gouvernements eux-mêmes impliqués dans les éloignements. L’acceptation de ce financement ne signifie pas que nous acceptons de recevoir des directives : l’OIM conserve le contrôle total sur la manière dont l’assistance est fournie, sur les personnes qui la fournissent et sur les conditions dans lesquelles elle est apportée. Nous avons d’ailleurs renoncé à certains financements lorsqu’un gouvernement refusait d’accepter ces conditions. Chaque décision d’intervenir repose sur une seule question : notre intervention permettra-t-elle d’améliorer les conditions de vie des personnes concernées, compte tenu de l’alternative réaliste, qui serait l’absence totale d’assistance ? La décision ne dépend pas de la source du financement. Cela est conforme aux principes humanitaires d’impartialité et d’indépendance qui régissent l’ensemble de notre travail. Accepter un financement pour aider des personnes ne signifie pas approuver la politique qui les a placées dans une situation nécessitant cette aide.
Avant d’accepter de travailler dans un pays, l’OIM évalue si les gouvernements d’accueil sont prêts à s’engager à mettre en place des garanties essentielles, notamment des dispositions permettant un séjour légal, la liberté de circulation et l’accès à la protection internationale. Nous évaluons les risques avec précision afin de déterminer s’ils peuvent être suffisamment pris en compte. Lorsque ces conditions ne peuvent pas être réunies, nous avons refusé d’intervenir ou limité la portée de notre action, indépendamment des conséquences que cela pouvait avoir sur le financement ou sur nos relations avec les gouvernements concernés. Les éloignements vers ces pays continuent néanmoins d’avoir lieu sans notre intervention, mais les migrants sont alors davantage susceptibles d’être détenus à leur arrivée ou renvoyés vers leur pays d’origine sans les garanties que nous aurions autrement cherché à obtenir.
L’OIM ne participe nulle part à des transferts forcés ou à des détentions. Nous ne jouons aucun rôle dans la décision d’un pays d’admettre ou d’éloigner des personnes et nous ne déterminons pas la politique migratoire d’un quelconque État.
Certains estiment que l’intervention de l’OIM facilite les politiques d’éloignement vers des pays tiers. Ce n’est pas le cas. Notre intervention signifie que les personnes qui ont déjà été éloignées bénéficient, à leur arrivée, de soins de santé, d’un accompagnement et de la présence d’une personne capable de leur expliquer les options qui s’offrent à elles, plutôt que de ne recevoir aucune aide. Les personnes que nous assistons nous le disent elles-mêmes.
Le choix auquel nous sommes confrontés n’est pas celui entre l’éloignement et l’absence d’éloignement — cette décision a déjà été prise par d’autres avant même que nous soyons contactés. Le choix est plutôt entre une personne confrontée à cette situation avec des soins de santé, des informations et une évaluation de ses besoins en matière de protection, ou une personne qui doit affronter cette situation sans aucun de ces éléments. Nous savons lequel de ces deux résultats nous souhaiterions pour une personne qui nous est chère.
Le retrait de l’OIM n’empêcherait pas ces éloignements. Et ceux qui estiment que nous devrions refuser une assistance de base pour faire passer un message politique demandent à l’OIM d’ignorer l’épreuve vécue par des personnes extrêmement vulnérables. Nous ne le ferons pas. L’OIM ne laissera pas les personnes affronter seules des circonstances impossibles.
Features
L’OIM aide plus de 81 000 migrants à retourner dans leur pays depuis 115 pays
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) indique avoir aidé plus de 81 000 migrants à retourner dans leur pays d’origine ou dans des pays où ils avaient légalement le droit de séjourner en 2025, dans le cadre de ses programmes d’aide au retour volontaire et à la réintégration (AVRR).
Ce chiffre concerne les personnes qui ont expressément sollicité l’aide de l’OIM et ne doit pas être interprété comme représentant le nombre total de migrants retournés dans le monde, a précisé l’organisation.
L’OIM a expliqué que son travail en matière de retour des migrants s’effectue par deux voies distinctes : l’AVRR, qui est initié par les migrants qui choisissent de rentrer, et l’assistance après l’arrivée destinée aux personnes ayant été renvoyées dans le cadre d’opérations menées par des gouvernements ou d’autres acteurs.
Dans le cadre de l’AVRR, les migrants prennent eux-mêmes la décision de retourner dans leur pays et sollicitent l’aide de l’OIM. L’organisation affirme qu’elle n’initie pas les retours et ne procède pas aux expulsions.
Avant de fournir une assistance, l’OIM mène des séances de conseil individuelles afin d’informer les migrants sur les options qui s’offrent à eux et sur le soutien qu’elle peut leur apporter. Les personnes qui décident de poursuivre la procédure donnent leur consentement par écrit et peuvent se retirer du processus sans conséquences.
L’aide peut comprendre l’organisation du voyage et les dispositions logistiques, l’assistance pour l’obtention de documents d’identité et de voyage, l’identification des vulnérabilités, l’évaluation individuelle des besoins ainsi qu’une assistance spécialisée destinée aux personnes en situation de vulnérabilité, notamment les enfants non accompagnés, les victimes de traite des personnes et les personnes ayant des besoins médicaux.
L’OIM fournit également une assistance après l’arrivée et à la réintégration, destinée, selon elle, à favoriser l’autonomie économique, le bien-être psychosocial et la stabilité sociale.
En 2025, l’agence indique avoir aidé plus de 81 000 personnes à retourner depuis 115 pays dans le cadre de l’AVRR et avoir fourni un soutien à la réintégration à plus de 82 000 personnes dans 147 pays d’origine.
L’organisation souligne que l’AVRR est distinct du processus d’expulsion ou de renvoi forcé, qui relève des gouvernements.
Assistance après une expulsion
L’OIM indique que son rôle est différent lorsque les gouvernements procèdent à des expulsions ou à d’autres formes de renvoi forcé.
Dans de tels cas, le gouvernement du pays d’accueil peut demander à l’OIM de fournir une assistance aux personnes après leur arrivée. L’organisation précise qu’elle ne mène pas les opérations de renvoi, ne participe pas aux décisions d’expulsion, ne négocie pas les accords bilatéraux de renvoi et ne détermine pas le cadre juridique régissant ces opérations.
Son intervention ne commence qu’après l’arrivée des personnes et uniquement à la demande de l’État d’accueil.
Lorsque des migrants sont renvoyés dans leur pays d’origine, l’OIM peut fournir des soins de santé, des services de conseil, un contrôle des besoins en matière de protection, des services essentiels et un soutien à la réintégration, sous réserve d’une évaluation indépendante de la protection.
Cette évaluation vise à vérifier que la personne a été officiellement admise, que ses droits et sa dignité peuvent être protégés, que les conditions permettent à l’OIM d’intervenir et qu’un consentement véritable peut être obtenu.
L’OIM affirme qu’elle ne fournira pas d’assistance lorsque ces garanties ne peuvent être respectées.
Renvois vers des pays tiers
L’organisation distingue également les situations dans lesquelles des migrants sont renvoyés vers un pays autre que leur pays d’origine.
Ces transferts peuvent avoir lieu dans le cadre d’accords entre États. L’OIM précise qu’elle ne négocie ni n’approuve ces accords et ne participe pas directement aux transferts.
Lorsqu’un gouvernement d’accueil demande son assistance, l’OIM peut fournir des soins de santé, des services de conseil et un contrôle des besoins en matière de protection, sous réserve des mêmes garanties que celles appliquées aux retours vers les pays d’origine.
Les migrants présents dans un pays tiers qui décident par la suite de retourner volontairement dans leur pays d’origine peuvent demander l’aide de l’OIM dans le cadre de ses procédures habituelles d’AVRR.
L’organisation indique qu’elle évalue notamment les garanties relatives au statut légal, à la liberté de circulation et à l’accès à la protection internationale avant d’accepter d’intervenir. Lorsque ces conditions ne peuvent être garanties, elle peut refuser son intervention ou limiter l’assistance fournie.
L’OIM affirme qu’elle ne force pas les personnes à retourner dans leur pays, ne procède pas aux expulsions ou aux renvois forcés, ne négocie ni n’approuve les accords bilatéraux de renvoi et ne fournit pas d’assistance lorsque son intervention pourrait contribuer au refoulement, à la discrimination ou à des violations des garanties procédurales.
Environ 800 personnes aidées après des renvois des États-Unis vers des pays tiers
L’OIM indique que des informations publiques font état de dizaines de milliers de personnes renvoyées des États-Unis vers des pays tiers entre le début de 2025 et septembre 2026.
Cependant, l’organisation précise que son implication dans ces cas est restée limitée, car elle ne peut intervenir que lorsqu’elle est sollicitée par le gouvernement du pays d’accueil et lorsque les garanties de protection qu’elle exige sont réunies.
En septembre 2026, l’OIM indique avoir apporté son soutien à environ 800 personnes dans ce contexte, en leur fournissant des soins de santé, des services de conseil et un contrôle des besoins en matière de protection. Environ 300 de ces personnes ont ensuite choisi de retourner volontairement dans leur pays d’origine.
Selon l’organisation, l’écart entre les quelque 800 personnes qu’elle a assistées et les dizaines de milliers de personnes qui auraient été renvoyées s’explique par le nombre limité de gouvernements ayant demandé le soutien de l’OIM ainsi que par les cas dans lesquels les conditions nécessaires à son intervention n’étaient pas réunies.
Features
IOM helps more than 81,000 migrants return home from 115 countries
The International Organization for Migration (IOM) says it helped more than 81,000 migrants return to their countries of origin or places where they had the legal right to stay in 2025, through its Assisted Voluntary Return and Reintegration (AVRR) programmes.
The figure covers people who specifically sought IOM’s assistance and should not be interpreted as the total number of migrants returned globally, the organisation said.
IOM explained that its work on migrant returns operates through two distinct channels: AVRR, which is initiated by migrants who choose to return, and post-arrival assistance for people who have been returned through operations conducted by governments or other actors.
Under AVRR, migrants make the decision to return and request IOM’s assistance. The organisation said it does not initiate returns or enforce deportations.
Before assistance is provided, IOM conducts individual counselling to give migrants information about their available options and the support it can provide. Those who decide to proceed give written consent and can withdraw from the process without consequences.
Support can include travel and logistical arrangements, assistance with obtaining identity and travel documents, vulnerability screening, individual needs assessments and specialised assistance for people in vulnerable situations, including unaccompanied children, trafficking victims and people with health needs.
IOM also provides post-arrival and reintegration assistance, which it said is aimed at supporting economic self-sufficiency, psychosocial wellbeing and social stability.
In 2025, the agency said it assisted more than 81,000 people to return from 115 countries through AVRR and supported more than 82,000 people with reintegration across 147 countries of origin.
The organisation stressed that AVRR is separate from deportation or forced removal, which are carried out by governments.
Assistance after deportation
IOM said its role is different when governments conduct deportations or other forms of enforced removal.
In such cases, the receiving government may ask IOM to provide assistance to people after they arrive. The organisation said it does not operate the removals, participate in decisions to deport individuals, negotiate bilateral removal agreements or determine the legal framework governing the operations.
Its involvement begins only after arrival and only when requested by the receiving state.
Where migrants are returned to their countries of origin, IOM may provide healthcare, counselling, protection screening, essential services and reintegration support, subject to an independent protection assessment.
The assessment is intended to establish that the person has been formally admitted, that their rights and dignity can be protected, that conditions allow IOM to operate and that meaningful consent can be obtained.
IOM said it will not provide assistance where those safeguards cannot be met.
Third-country removals
The organisation also distinguishes cases in which migrants are removed to a country other than their country of origin.
Such transfers can occur under agreements between states. IOM said it does not negotiate or endorse such agreements and does not participate in the transfers themselves.
Where a receiving government requests assistance, IOM may provide healthcare, counselling and protection screening, subject to the same safeguards applied to returns to countries of origin.
Migrants in a third country who subsequently decide to return voluntarily to their country of origin can request IOM assistance under its standard AVRR procedures.
The organisation said it assesses safeguards such as legal stay arrangements, freedom of movement and access to international protection before agreeing to intervene. Where these conditions cannot be secured, it may decline involvement or limit the assistance provided.
IOM said it does not force people to return, conduct deportations or forced removals, negotiate or endorse bilateral removal agreements, or provide assistance where its involvement could contribute to refoulement, discrimination or violations of procedural safeguards.
About 800 people assisted after US third-country removals
IOM said public reporting indicated that tens of thousands of people were removed from the United States to third countries between the beginning of 2025 and September 2026.
However, the organisation said its involvement in such cases has remained limited because it can only assist when requested by the receiving government and when its required protection safeguards are in place.
As of September 2026, IOM said it had supported roughly 800 people in this context, providing healthcare, counselling and protection screening. About 300 of those people later chose to return voluntarily to their countries of origin.
The organisation said the disparity between the roughly 800 people it assisted and the tens of thousands reportedly removed reflects the limited number of governments that requested IOM’s support and cases in which the conditions required for its involvement were not met.
Features
Retour volontaire assisté, assistance post-arrivée et réintégration : le rôle de l’OIM expliqué
Vue d’ensemble
Les migrants se retrouvent parfois dans l’impossibilité de rester dans un pays d’accueil ou de transit — en raison de l’absence de statut légal, d’une détention ou de l’épuisement des autres possibilités. Dans ces circonstances, le retour peut devenir l’option la plus viable qui leur reste.
Le travail de l’OIM dans ce domaine s’articule autour de deux volets distincts mais liés, qui sont souvent confondus dans le débat public :
Retour volontaire assisté et réintégration (AVRR) : programmes dirigés et mis en œuvre par l’OIM, déclenchés par les migrants qui choisissent de retourner dans leur pays et sollicitent le soutien de l’OIM.
Assistance post-arrivée : soutien fourni par l’OIM à la demande d’un État d’accueil, afin d’aider cet État à apporter une assistance aux personnes arrivées dans le cadre d’opérations de retour — y compris les expulsions — menées par d’autres acteurs.
Ces deux volets reposent sur des bases juridiques différentes, sont déclenchés dans des circonstances différentes et impliquent un rôle différent pour l’OIM. Ils sont expliqués ci-dessous.
L’OIM reconnaît que les personnes confrontées à ces décisions les prennent rarement dans des circonstances totalement libres de toute contrainte. Une personne peut être confrontée à la détention, à l’épuisement de ses ressources ou à une situation juridique qui lui laisse peu d’alternatives. Dans les deux volets, notre rôle est de veiller à ce que les personnes aient accès à l’information et au soutien nécessaires, et que l’assistance soit fournie dans le plein respect de leurs droits et de leur dignité.
La capacité de l’OIM à fournir une assistance dans l’un ou l’autre de ces volets dépend des financements disponibles, du champ d’application des programmes et de l’accès opérationnel. Nous ne pouvons pas garantir une assistance dans tous les contextes.
RETOUR VOLONTAIRE ASSISTÉ ET RÉINTÉGRATION (AVRR)
L’AVRR est un programme dirigé par l’OIM. Il commence lorsqu’un migrant choisit de retourner dans son pays d’origine ou dans un pays où il a le droit d’entrer et de séjourner, et demande le soutien de l’OIM pour le faire. L’OIM n’initie pas les retours. C’est le migrant qui en prend l’initiative.
Avant toute assistance, l’OIM mène un entretien individuel de conseil afin de s’assurer que la personne dispose d’informations précises, neutres et complètes sur ses options et sur ce que l’OIM peut proposer. Si le migrant choisit de poursuivre la démarche, il confirme son consentement par écrit. Il peut poser des questions à tout moment et se retirer de la procédure sans conséquence.
L’assistance peut notamment comprendre :
- Des informations claires et neutres sur les options disponibles ;
- La mise en relation avec les services consulaires concernant les documents d’identité et de voyage ;
- Le transport et un soutien logistique ;
- L’identification des vulnérabilités et l’évaluation individuelle des besoins ;
- Un soutien adapté aux personnes en situation de vulnérabilité — notamment les enfants non accompagnés, les victimes de traite et les personnes ayant des besoins médicaux ;
- Une assistance après l’arrivée et une aide à la réintégration dans le pays d’origine ou le pays de séjour légal.
Le soutien de l’OIM ne prend pas fin à l’arrivée. L’aide à la réintégration vise à favoriser l’autonomie économique, le bien-être psychosocial et la stabilité sociale.
L’AVRR n’est pas une mesure coercitive. Il repose sur l’initiative du migrant et son consentement, et est entièrement distinct des expulsions ou éloignements forcés, qui sont effectués par certains gouvernements.
En 2025, l’OIM a aidé plus de 81 000 personnes à retourner dans leur pays depuis 115 pays dans le cadre de l’AVRR, et a fourni une assistance à la réintégration à plus de 82 000 personnes, dans 147 pays d’origine. Ces chiffres correspondent aux personnes qui ont spécifiquement demandé et reçu le soutien de l’OIM ; ils ne constituent pas un décompte de l’ensemble des retours effectués dans le monde.
ASSISTANCE POST-ARRIVÉE DANS LE CONTEXTE DE RETOURS EFFECTUÉS PAR D’AUTRES ACTEURS
Les gouvernements procèdent aux opérations de retour — y compris les expulsions et les éloignements forcés — indépendamment de l’OIM. Dans certains cas, l’État d’accueil demande à l’OIM de renforcer sa capacité à assister les personnes qui sont arrivées.
Il s’agit d’une situation fondamentalement différente de l’AVRR. L’OIM n’est pas l’opérateur du retour. Elle ne participe pas aux accords bilatéraux entre les États. L’OIM ne joue aucun rôle dans la décision d’éloigner une personne, dans la logistique de l’éloignement ou dans le cadre juridique qui le régit.
L’intervention de l’OIM ne commence qu’après l’arrivée et uniquement à la demande de l’État d’accueil. Lorsqu’elle est fournie, l’assistance post-arrivée de l’OIM ne constitue pas une approbation de la décision d’un État d’éloigner ou d’admettre une personne. L’OIM fournit cette assistance dans le cadre de son mandat visant à soutenir les migrants en situation de vulnérabilité.
Retours vers le pays d’origine
Lorsque des migrants sont renvoyés par un acteur tiers vers leur pays d’origine, l’OIM peut — à la demande de l’État d’accueil — fournir une assistance fondée sur les besoins, notamment des soins de santé, des services de conseil, une évaluation en matière de protection, d’autres services essentiels et une aide à la réintégration.
Avant d’intervenir, l’OIM procède à sa propre évaluation indépendante en matière de protection afin de confirmer que la personne a été officiellement admise, que ses droits et sa dignité peuvent être respectés, que l’environnement opérationnel permet une intervention de l’OIM et qu’un consentement véritable peut être obtenu. L’OIM ne fournit pas d’assistance lorsque ces conditions ne sont pas réunies.
Éloignement vers un pays tiers
Dans certains cas — sur la base d’accords entre États — les migrants sont transférés non pas vers leur pays d’origine, mais vers un pays tiers. L’OIM ne négocie pas et n’approuve pas les accords conduisant à de tels transferts et ne joue aucun rôle dans le transfert lui-même.
Lorsque l’État d’accueil demande le soutien de l’OIM, celle-ci peut fournir des soins de santé, des services de conseil et un soutien en matière d’évaluation de la protection, ainsi qu’un accès à d’autres services essentiels pour les migrants arrivés dans ce pays tiers, sous réserve de la même évaluation de protection décrite ci-dessus.
Les personnes se trouvant dans un pays tiers et souhaitant retourner volontairement dans leur pays d’origine peuvent demander le soutien de l’OIM à cette fin. Ce retour ultérieur est pris en charge dans le cadre des procédures habituelles de l’AVRR et repose sur l’initiative et le consentement du migrant.
Avant d’accepter d’intervenir, l’OIM évalue si des garanties essentielles peuvent être mises en place, notamment des dispositions relatives au séjour légal, la liberté de circulation et l’accès à la protection internationale. Lorsque ces conditions ne peuvent être réunies, l’OIM peut refuser d’intervenir ou limiter l’assistance qu’elle fournit.
Ce que l’OIM ne fait dans aucun de ces deux contextes
- Elle ne force personne à retourner ;
- Elle ne procède pas aux expulsions, aux éloignements forcés ou aux transferts ;
- Elle ne négocie pas et n’approuve pas les accords bilatéraux d’éloignement ou de transfert entre États ;
- Elle ne fournit pas d’assistance lorsque celle-ci risque de contribuer à un refoulement, à une discrimination ou à des violations des garanties procédurales.
Des informations rendues publiques indiquent que, du début de 2025 à septembre 2026, des dizaines de milliers de personnes ont été transférées des États-Unis vers des pays tiers.
L’engagement de l’OIM dans ce contexte dépend entièrement d’une demande du gouvernement d’accueil et de l’existence de garanties appropriées. Lorsque l’OIM a été sollicitée et que ces conditions sont réunies, elle avait, en septembre 2026, apporté son soutien à environ 800 personnes, en fournissant des soins de santé, des services de conseil et une évaluation en matière de protection ; environ 300 d’entre elles ont ensuite choisi de retourner volontairement dans leur pays.
L’écart entre ce nombre et les dizaines de milliers de personnes éloignées reflète le fait que peu de gouvernements ont invité l’OIM à intervenir ou que les conditions exigées par l’organisation n’étaient pas réunies.
-
Features2 weeks agoHow WSF changed ways participants see migration
-
News3 weeks agoSenegalese activist turns brother’s death on Atlantic migration route into campaign for change
-
Features2 weeks agoReintegration or a facade? Nigerian returnees challenge promise of starting again
-
Features2 weeks agoGiving migrants a voice: How Alia is turning lived experience into action
-
Features2 weeks agoDonner une voix aux migrants : comment Alia transforme l’expérience vécue en action
-
Features2 weeks agoFSM : des participants nigérians et sénégalais pleurent des proches portés disparus ou décédés
-
News Extra2 weeks agoOsemene pledges inclusive leadership, stronger anti-trafficking action as NACTAL President-Elect
-
News2 weeks agoOsita Osemene emerges NACTAL president with 95.65% votes
