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Europol supported investigation busts Pakistani smuggling gang
A Pakistani network that specializes in smuggling migrants to Romania has been busted.
A cross-border investigation led by the Romanian Police (Poliția Română), supported by Europol and involving the Austrian Police (Landeskriminalamt Salzburg) and the Italian Carabinieri Corps (Arma dei Carabinieri), resulted in the dismantling of the organised crime group involved in migrant smuggling. The group arranged the illegal arrival in Romania of migrants via fraudulently obtained work visas, before facilitating their further illegal movements towards other EU countries.
Results from 24 April 2024
- 29 locations searched (2 in Austria, 6 in Italy and 21 in Romania),
- 12 arrests in Romania,
- Seizures including: luxury cars, electronic equipment, documents and the equivalent of over EUR 146 000 in cash in different currencies.
Visa fraud to enable smuggling of migrants from Pakistan to the EU
The criminal network was composed mainly of Romanian and Pakistani nationals, who had established companies in Romania. The suspects allegedly brought Bengali, Egyptian and Pakistani nationals to Romania with work visas, fraudulently obtained by misleading the competent authorities. The investigation identified other Romanian companies, managed by Romanian nationals cooperating with the criminal network, which were also used for fraudulently acquiring work permits and visas. The criminal network requested 509 work permits in total from Romania and acquired permits for 102 migrants. The migrants used these fraudulently obtained visas to illegally enter Romania. Investigative leads suggest that 76 migrants who arrived in Romania using these fraudulent documents have then made secondary movements to other EU countries. During the investigation, 26 migrants were detected in Romania, Italy and Austria. The criminal network charged between EUR 5 000 and EUR 6 000 per person to arrange the arrival to Romania and another EUR 2 000 to EUR 5 000 per migrant for the secondary movement to another EU country. The criminal network is believed to have gained at least EUR 1 million illegal profits.
Members of the network based in Pakistan were responsible for the local recruitment of migrants who wanted to reach the EU. Other members of the criminal network arranged the accommodation of migrants in different locations in Brasov and Bucharest before further transporting them to the area of Timisoara. From there, other accomplices picked up the migrants and transported to the Romanian-Hungarian border, where the migrants illegally crossed green borders on foot or hidden in various means of transport. National authorities detected a number of migrants smuggled by this network while they were crossing the borders or directly in the territory of other EU states, mostly in Italy and Austria. In one of the cases in Italy, the Italian authorities detected 45 irregular migrants on foot along the Italian-Slovenian border.
Cross-border cooperation
Europol supported the investigation within the framework of the operational plan signed with Romania in regards to the Ukrainian crisis. Europol facilitated the exchange of information and provided operational coordination and analytical support. On the action day, Europol deployed one analyst to Italy and one to Romania to cross-check operational information against Europol’s databases and to provide leads to investigators in the field.
A joint investigation team (JIT) was set up between the Italy, Romania and Europol with the support of Eurojust in April 2024. Eurojust gave additional cross-border judicial support during the action day.
Headquartered in The Hague, the Netherlands, Europol supports the 27 EU Member States in their fight against terrorism, cybercrime, and other serious and organised crime forms. Europol also works with many non-EU partner states and international organisations. From its various threat assessments to its intelligence-gathering and operational activities, Europol has the tools and resources it needs to do its part in making Europe safer.
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Comment les Nigérians perdent 75 milliards de nairas chaque année en demandes de visa
Les Nigérians perdent environ 75 milliards de nairas chaque année en frais de demande de visa et dépenses connexes. À eux seuls, les refus de demandes de visa pour les pays de l’espace Schengen ont représenté environ 19 milliards de nairas en 2025, selon un rapport obtenu auprès du ministère nigérian des Affaires étrangères.
Le rapport attribue ces pertes à l’augmentation des frais de visa, aux taux élevés de refus et au caractère non remboursable des sommes versées aux ambassades étrangères. Cette situation pénalise financièrement des milliers de Nigérians dont les demandes sont rejetées.
Le Canada, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Espagne et les États-Unis figurent parmi les destinations où les demandeurs nigérians sont confrontés à des risques financiers importants, en raison des exigences strictes en matière d’immigration et des taux élevés de refus de visa.
Les frais supplémentaires alourdissent la charge financière
Le rapport souligne que le coût des demandes de visa ne se limite pas aux frais officiels. Il comprend également les paiements aux centres de demande de visa, l’assurance médicale, les réservations d’hôtel, les billets d’avion et d’autres documents justificatifs.
Selon la destination, une demande de visa rejetée peut coûter entre 350 000 et 1,2 million de nairas à un demandeur, même lorsque le visa n’est finalement pas accordé.
Cette situation suscite des inquiétudes quant aux conséquences financières des voyages internationaux pour les Nigérians, notamment les étudiants, les touristes et les autres candidats au voyage, qui doivent satisfaire à des exigences documentaires strictes avant même que leurs demandes ne soient examinées.
Le Canada et les pays de l’espace Schengen enregistrent des taux élevés de refus
Selon le rapport, le Canada a rejeté 75 % des demandes de permis d’études déposées par des Nigérians entre janvier et avril 2026. Cela signifie que seul un demandeur sur quatre a obtenu une réponse favorable au cours de cette période.
Le rapport attribue principalement ce taux élevé de refus aux préoccupations des autorités canadiennes de l’immigration concernant la volonté des demandeurs de quitter le pays à la fin de leurs études.
Dans l’espace Schengen, la Belgique a enregistré le taux de refus de visa le plus élevé parmi les demandeurs nigérians, avec 60,3 %, suivie de l’Espagne avec 52,7 % et de la France avec 47,4 %.
Le taux global de rejet des demandes de visa Schengen déposées par des Nigérians est passé à 46,9 % en 2025, contre 45,9 % en 2024.
Environ 250 000 demandes ont été rejetées au cours de cette période, entraînant des pertes estimées à 19 milliards de nairas pour les demandeurs nigérians, selon le rapport.
Le Royaume-Uni et les États-Unis posent également des difficultés
Le Royaume-Uni a enregistré un taux global de refus de visa de 33,1 % pour les demandeurs nigérians en 2025. Ce chiffre serait passé à 35,4 % au premier trimestre 2026.
Les demandes de visa de visiteur ont affiché un taux de rejet estimé à 38,6 %, exposant les demandeurs à d’éventuelles pertes financières liées aux frais non remboursables et aux dépenses engagées pour organiser leur voyage.
Concernant les États-Unis, le rapport estime à environ 64 % le taux de refus des demandes de visas étudiants F-1 déposées par des ressortissants africains.
Ces chiffres mettent en évidence les risques financiers auxquels sont confrontés les futurs étudiants internationaux et les voyageurs, qui dépensent des sommes considérables pour préparer leurs dossiers sans aucune garantie d’obtenir un visa.
Le Japon augmente ses frais de visa
Le Japon a été identifié comme l’une des destinations affichant des taux de refus de visa relativement faibles pour les Nigérians, estimés entre 12 et 15 %.
Toutefois, le pays aurait multiplié par cinq ses frais de visa à compter du 1er juillet 2026. Un visa à entrée unique coûte désormais 15 000 yens, tandis que les demandes de visas à entrées multiples sont soumises à des frais de 30 000 yens.
Le rapport met également en évidence le coût des visas pour d’autres destinations prisées.
Un visa de visiteur britannique valable dix ans est estimé à environ 2,09 millions de nairas, tandis qu’un visa de visiteur de six mois coûte environ 203 000 nairas.
Le visa américain de visiteur B1/B2 coûte environ 299 700 nairas, tandis que les frais de visa de visiteur et de collecte des données biométriques pour le Canada s’élèvent à environ 205 000 nairas.
Les destinations sans visa recommandées
Afin de réduire les risques de pertes financières, le rapport conseille aux Nigérians d’envisager des destinations offrant une entrée sans visa, la délivrance de visas à l’arrivée ou une autorisation électronique de voyage, sous réserve de remplir les conditions d’éligibilité applicables.
Parmi les destinations proposées figurent le Ghana, la République du Bénin, le Togo, le Sénégal, la Gambie, le Rwanda, Maurice, la Barbade et la Dominique.
Toutefois, les voyageurs potentiels sont invités à vérifier les conditions d’entrée en vigueur avant de planifier leur déplacement, car les accords d’exemption de visa et les autres politiques migratoires peuvent être modifiés.
Le rapport recommande également aux personnes souhaitant voyager de vérifier les exigences actuelles en matière de visa auprès des canaux officiels des gouvernements concernés avant de payer les frais de demande ou d’engager des dépenses pour les billets d’avion, les réservations d’hôtel et autres préparatifs de voyage.
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SOS Humanity accuse Frontex de faciliter les refoulements de migrants vers la Libye
L’organisation humanitaire SOS Humanity a accusé l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, Frontex, de faciliter l’interception de migrants et de réfugiés tentant de traverser la Méditerranée, ainsi que leur renvoi illégal en Libye, où ils sont exposés à la torture, au viol, à la détention arbitraire et à d’autres formes de mauvais traitements.
L’organisation a déclaré que les opérations de surveillance aérienne de Frontex, menées à l’aide d’avions et de drones, servaient à transmettre des informations sur les embarcations transportant des migrants aux acteurs chargés de les intercepter et de les renvoyer dans des centres de détention en Libye.
Dans un communiqué, SOS Humanity a exprimé ses préoccupations concernant la décision de l’Union européenne (UE) d’augmenter davantage le budget de Frontex et d’élargir ses pouvoirs, malgré les accusations croissantes de violations des droits humains visant l’agence.
L’organisation a notamment évoqué le cas d’un ressortissant soudanais, soutenu par l’organisation front-LEX dans le cadre d’une action en justice contre Frontex devant les juridictions européennes.
Selon SOS Humanity, cet homme a tenté à plusieurs reprises de traverser la Méditerranée après avoir fui le Soudan, mais a été intercepté à chaque fois par ce qu’elle appelle les garde-côtes libyens, avant d’être renvoyé en Libye.
L’organisation a indiqué que son expérience reflétait les témoignages régulièrement rapportés par des survivants secourus par ses navires humanitaires.
Elle a également fait référence à un incident survenu en juin 2026, au cours duquel Frontex aurait reconnu avoir partagé des informations avec les autorités libyennes au sujet d’une situation de détresse en mer.
À la suite de cet incident, les garde-côtes libyens auraient délibérément percuté une embarcation transportant des personnes, dont des enfants, qui tentaient de fuir en traversant la Méditerranée. Cette manœuvre aurait entraîné la chute de certaines personnes à la mer, tandis que d’autres auraient été battues à bord du navire de patrouille.
SOS Humanity a par ailleurs affirmé que les accusations visant Frontex s’accumulaient depuis plusieurs années. Elle a notamment cité des enquêtes menées par des journalistes et des organisations de surveillance, dont Aegean Boat Report, sur l’implication présumée de l’agence dans des refoulements violents aux frontières extérieures de l’Union européenne avec la Grèce, ou sur sa tentative de dissimuler ces pratiques.
L’organisation a également évoqué des enquêtes menées en France impliquant l’ancien directeur de Frontex, Fabrice Leggeri, concernant des allégations de crimes contre l’humanité. Ce dernier est accusé d’avoir encouragé le personnel de l’agence à faciliter les interceptions menées par les autorités libyennes et grecques.
L’organisation humanitaire a déclaré avoir régulièrement dénoncé les activités de surveillance aérienne de Frontex, estimant qu’elles étaient utilisées pour faciliter l’interception forcée des migrants plutôt que pour secourir les personnes en détresse en mer.
David Yambio, directeur exécutif de l’initiative Refugees in Libya et parrain du navire de sauvetage Humanity 2 de SOS Humanity, a accusé l’agence de contribuer aux exactions commises contre les migrants.
« Aujourd’hui plus que jamais, Frontex, le bras long et violent de l’Europe, rend tout plus dangereux. Nous continuerons, dans les années à venir, à lutter et à réclamer justice et responsabilité », a déclaré M. Yambio.
SOS Humanity a affirmé qu’elle poursuivrait ses activités de surveillance et de documentation des opérations en mer, ainsi que son plaidoyer en faveur de la protection des migrants et des réfugiés.
L’organisation a souligné que les personnes secourues ou retrouvées en détresse en Méditerranée devaient être débarquées dans des lieux sûrs, conformément aux droits que leur garantit le droit international.
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Ebola : la RDC confirme 10 000 cas, le NRC appelle à un renforcement urgent de la réponse
Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) a appelé à un renforcement urgent des efforts humanitaires en République démocratique du Congo (RDC), après la confirmation de plus de 10 000 cas dans le cadre de l’épidémie en cours due au virus Bundibugyo.
L’épidémie a touché huit provinces du pays, exerçant une pression considérable sur des communautés déjà confrontées à une crise humanitaire prolongée. Elle est principalement concentrée dans l’est de la RDC, tandis que des signalements récents de cas au Kenya et au Nigeria suscitent des inquiétudes quant à une éventuelle propagation régionale.
Près de 5 000 décès auraient été confirmés en RDC seulement.
Cette épidémie survient dans un contexte de crise humanitaire persistante dans l’est de la RDC, où les violences, les déplacements forcés et l’accès limité aux services essentiels ont rendu de nombreuses communautés particulièrement vulnérables.
Le NRC, qui intervient dans le pays depuis plus de deux décennies, participe à la réponse à l’épidémie d’Ebola, notamment dans la province de l’Ituri, l’une des régions les plus touchées.
L’organisation appelle à une action durable et coordonnée afin de protéger les communautés, d’améliorer l’accès aux services essentiels et de répondre aux besoins des personnes affectées à la fois par l’épidémie et les déplacements de population.
« Lors de mes déplacements en Ituri, je constate à quel point la maladie frappe durement les communautés, et je suis frappée par l’ampleur des efforts supplémentaires nécessaires pour maîtriser cette épidémie », a déclaré Silvia Beccacece, responsable de l’équipe d’urgence du NRC.
« Depuis des années, les familles d’ici luttent contre les conséquences des violences extrêmes, des déplacements forcés et du manque de services essentiels. Ebola vient s’ajouter à ces difficultés, alors que beaucoup ont déjà épuisé leurs capacités à faire face à cette nouvelle épreuve.
« Il est clair que la réponse apportée est loin d’être proportionnelle à l’ampleur considérable de l’épidémie », a-t-elle ajouté.
Le NRC a souligné que la lutte contre Ebola nécessite une étroite coopération entre les autorités sanitaires, les organisations humanitaires, les groupes communautaires et les partenaires internationaux.
L’organisation a également appelé à mettre les communautés touchées au centre des interventions et à tenir compte des coutumes et traditions locales.
Elle a exhorté les bailleurs de fonds et les partenaires à accroître les financements et le soutien aux opérations humanitaires en RDC, en particulier dans les zones affectées par l’épidémie et les déplacements de population.
« La confirmation de 10 000 cas doit servir de signal d’alarme : la réponse actuelle ne parvient pas à prendre de l’avance sur l’épidémie et ne fournit pas aux communautés le soutien dont elles ont besoin pour maîtriser la transmission du virus », a déclaré Beccacece.
« Les signes avant-coureurs sont visibles de tous. Tout dépend désormais de la volonté des dirigeants d’en tenir compte et de prendre les mesures nécessaires », a-t-elle ajouté.
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