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Norwegian Refugee Council urges Israel to reverse mass evacuation orders in Lebanon
The Norwegian Refugee Council (NRC) has urged Israel to immediately reverse mass evacuation orders in Lebanon to avert humanitarian catastrophe.
According to NRC’s estimates, 300,000 people have already been displaced, less than 100 hours after Israel launched a wave of airstrikes and evacuation orders in South Lebanon, Beirut, and other areas. The strikes came after Hezbollah launched a rocket attack on Israel.
The new Israeli mass evacuation orders engulf hundreds of villages in South Lebanon, as well as villages in the Bekaa and the entire southern suburbs of Beirut, constituting a large area of Lebanese territory, with the number of people who could be displaced potentially exceeding one million.
“Families who had barely begun rebuilding their lives are now forced to flee once again,” said Maureen Philippon, country director for NRC in Lebanon. “People left their homes in the middle of the night with nothing but the clothes they were wearing. Once again, civilians are paying the highest price. If implemented, the latest evacuation orders from Israel could yet produce a humanitarian crisis unlike anything we have seen in over two years.”
According to Lebanese authorities, more than 100 people have been killed and 638 injured since Monday, with more than 529 Israeli attacks recorded across the country.
Zainab, displaced from South Lebanon, told NRC, “It was around three in the morning when we left. We didn’t have time to pack anything. We left with the clothes we were wearing and just tried to get the children into the car.”
More than 95,000 people are currently staying in collective shelters, many of them public schools converted into improvised emergency accommodation. As displacement continues, many people sleep in their cars, trying to arrange a safe destination. The luckiest ones are hosted by relatives or friends offering living room sofas or crowding children’s rooms.
Israel’s evacuation orders demanding civilians leave multiple areas of Lebanon raise serious concerns under international humanitarian law, which prohibits the forcible transfer of civilian populations. These orders do not appear to have military justification and provide no guarantee of safe passage or support for those fleeing and compound the suffering of hundreds of thousands of families. NRC reiterates that all civilians must be protected, including those who choose to remain or are not able to relocate from these areas.
Children remain among those most affected. With schools turned into shelters and families uprooted again, education has been disrupted and children are facing renewed trauma and uncertainty.
“The psychological impact of renewed violence cannot be overstated,” Philippon added. “People who have already experienced displacement and loss are once again facing fear and uncertainty about what tomorrow will bring.”
NRC has launched an emergency response and is distributing essential items, including mattresses, pillows, blankets and hygiene kits, to help displaced people meet their most immediate needs. The coming days will be critical for people– making sure they have a place to stay, ensuring privacy, in particular for women, and providing support for vulnerable people, including those living with disabilities.
NRC calls on all parties to take immediate, concrete steps to de-escalate hostilities and to abide by their obligations under international humanitarian law to protect civilians and civilian infrastructure. NRC also calls on states with influence to use their diplomatic leverage to ensure these obligations are upheld and to support a credible pathway toward de-escalation and an end to the violence.
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Soudan : les attaques de drones perturbent les cours à El-Obeid, alerte le NRC
Les enfants d’El-Obeid, dans l’État du Kordofan du Nord, sont de plus en plus exposés aux menaces liées aux drones qui survolent la ville, contraignant les écoles à suspendre les cours et perturbant l’accès à l’éducation, a alerté le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC).
Shashwat Saraf, directeur pays du NRC au Soudan, a tiré la sonnette d’alarme après une visite dans la ville cette semaine. Il a indiqué que les élèves et les enseignants peinaient à poursuivre les activités scolaires en raison de la dégradation de la situation sécuritaire.
« J’ai visité une école où les enseignants m’ont expliqué qu’ils étaient contraints de suspendre régulièrement les cours à cause des drones qui survolent les environs », a déclaré M. Saraf.
« Il est révoltant que des enfants soient confrontés à de telles situations alors qu’ils cherchent simplement à accéder à l’éducation. Ils ne devraient pas avoir à faire preuve de courage simplement pour aller à l’école », a-t-il ajouté.
Selon le NRC, ses centres d’apprentissage à El-Obeid accueillent plus de 5 500 élèves, tandis que de nombreuses autres familles cherchent encore à inscrire leurs enfants.
En collaboration avec son partenaire, l’Organisation Al-Salam pour la réhabilitation et le développement (AORD), l’organisation aide les enfants à rattraper les cours manqués et à gérer la peur et le stress liés au conflit.
Ces dernières semaines, des drones ont frappé à plusieurs reprises des sites civils à El-Obeid, notamment un dortoir universitaire, un abri destiné aux familles déplacées ainsi que des entrepôts situés dans la localité de Sheikan. Ces derniers contenaient plus de 330 000 manuels scolaires.
La ville compte plus de 500 000 habitants, parmi lesquels des dizaines de milliers de personnes déplacées par les combats dans d’autres régions du Kordofan et du Soudan.
« Les lieux où les gens dorment ont été frappés depuis les airs, tout comme les livres dont les enfants ont besoin pour apprendre », a déclaré M. Saraf.
Il a ajouté que ces attaques plongeaient les familles dans l’incertitude quant à leur sécurité, tandis que la hausse des prix et l’accès limité à l’eau potable, à des installations sanitaires sûres et à des abris adéquats aggravaient leurs conditions de vie.
« Après chaque attaque, les familles se demandent ce qui sera frappé ensuite », a-t-il souligné.
Le NRC a également attiré l’attention sur les conditions difficiles des élèves d’une école pour filles à El-Obeid. L’établissement compte environ 1 200 élèves, mais ne dispose que de trois salles de classe utilisables.
« Pour entrer dans l’une des salles de classe, il fallait essayer de ne pas se marcher les uns sur les autres », a raconté M. Saraf.
L’organisation a construit deux salles de classe supplémentaires et des toilettes dans cette école. Elle a également fourni du matériel pédagogique et formé des enseignants afin qu’ils puissent mieux accompagner les enfants touchés par le conflit.
Toutefois, M. Saraf a estimé que ces interventions demeuraient insuffisantes face à l’ampleur croissante des besoins.
« Les enfants sont prêts, les enseignants sont prêts et les parents sont prêts. Ce qui leur manque, c’est la certitude qu’une journée d’école puisse simplement se dérouler normalement, sans avoir à écouter les drones ni à se demander à quel moment les cours devront être interrompus », a-t-il déclaré.
Au-delà du secteur de l’éducation, le NRC a apporté une aide financière à 4 000 ménages et distribué 3 000 kits contenant des articles d’hygiène et des fournitures pour les abris. Ces kits comprennent notamment des couvertures, des bâches en plastique, des nattes de couchage, des bidons d’eau et des lampes solaires.
L’organisation prévoit également de soutenir des initiatives communautaires afin de renforcer les efforts des habitants qui viennent déjà en aide aux familles touchées par la crise.
Le NRC a indiqué que son plan d’intervention sur 12 mois à El-Obeid nécessitait un financement de 7,1 millions de dollars pour venir en aide à 107 000 personnes. Cependant, 65 % des fonds nécessaires restent à mobiliser.
M. Saraf a appelé les parties au conflit à protéger les civils et les infrastructures essentielles, rappelant que les attaques contre les populations civiles et les infrastructures dont elles dépendent sont interdites par le droit international humanitaire.
« Les parties à cette guerre doivent protéger les écoles, les habitations, les abris et les marchés, et maintenir les équipements militaires à l’écart des zones civiles », a-t-il déclaré.
Il a également exhorté les bailleurs de fonds à débloquer d’urgence des ressources pour les programmes d’accès à l’eau, d’hébergement et d’éducation, afin de garantir aux personnes déplacées et aux communautés d’accueil d’El-Obeid l’accès à une assistance essentielle.
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Sea-Watch secourt 227 migrants en Méditerranée en 48 heures
Sea-Watch, une organisation non gouvernementale allemande spécialisée dans le sauvetage civil en mer, affirme que ses navires ont secouru 227 personnes à bord d’embarcations en détresse en Méditerranée centrale en l’espace de 48 heures.
Les opérations de sauvetage ont été menées par le Sea-Watch 5 et l’Aurora 2 entre l’après-midi du dimanche 11 octobre et la soirée du lundi 12 octobre 2026, selon un communiqué publié par l’organisation le 13 octobre.
Les personnes secourues se trouvaient à bord de cinq embarcations en détresse dans les eaux internationales. Au cours des opérations, les deux équipages ont également repéré des navires non identifiés qui s’approchaient de leurs bateaux de sauvetage.
Lors d’un incident, un individu s’identifiant par radio comme appartenant à la marine libyenne a menacé de poursuivre l’équipage du Sea-Watch 5 à Tripoli s’il ne quittait pas une zone réglementée située à proximité d’une plateforme pétrolière offshore.
La porte-parole de Sea-Watch, Julia Winkler, s’est réjouie du succès des opérations de sauvetage, tout en critiquant les autorités italiennes pour avoir assigné au Sea-Watch 5 un port éloigné.
« Nous sommes extrêmement heureux que 227 personnes aient survécu à cette traversée dangereuse. Le sauvetage de 227 personnes en 48 heures montre à quel point les navires de sauvetage sont indispensables », a déclaré Julia Winkler.
Elle a estimé que la décision des autorités italiennes d’orienter le navire vers Civitavecchia, à environ 900 kilomètres de distance, réduirait considérablement sa capacité à mener de nouvelles opérations de sauvetage.
« Réduire délibérément les capacités de sauvetage est un choix politique aux conséquences meurtrières », a-t-elle ajouté.
Selon l’organisation, le Sea-Watch 5 a secouru 151 personnes au cours de trois opérations distinctes.
Dimanche, son équipage a sauvé 28 personnes à bord d’une embarcation en train de couler, après avoir reçu une alerte d’un avion exploité par SOS MEDITERRANEE, une autre organisation humanitaire spécialisée dans le sauvetage en mer.
L’équipage a ensuite secouru 51 autres personnes à la suite d’une alerte d’Alarm Phone, une ligne téléphonique d’urgence qui vient en aide aux personnes en détresse lors des traversées maritimes. Avant cette deuxième opération, un navire non identifié a tourné à plusieurs reprises autour du Sea-Watch 5.
Lundi matin, l’équipage a reçu une alerte concernant une autre embarcation en détresse dans une zone réglementée située à proximité d’une plateforme pétrolière offshore.
Après qu’un navire de ravitaillement associé à la plateforme eut autorisé le Sea-Watch 5 à pénétrer dans la zone pour porter assistance aux personnes en détresse, un individu se présentant comme appartenant à la marine libyenne a ordonné au navire de sauvetage de quitter les lieux.
Cet individu a menacé de traduire l’équipage devant un tribunal à Tripoli s’il ne se conformait pas à cet ordre. L’équipage de Sea-Watch est finalement parvenu à désamorcer la situation et à secourir les 72 personnes qui se trouvaient à bord de l’embarcation.
De son côté, l’Aurora 2 a secouru 76 personnes au cours de deux opérations menées lundi.
Lors de la première opération, une embarcation grise en fibre de verre, non identifiée et transportant quatre personnes, s’est approchée de très près du navire de sauvetage sans entrer en contact avec lui.
Plus tard dans la soirée, l’Aurora 2 a porté assistance à une autre embarcation en détresse en contribuant à la stabiliser jusqu’à l’arrivée des garde-côtes italiens, qui ont pris en charge les personnes à bord.
Alors que les autorités italiennes avaient assigné le port de Civitavecchia au Sea-Watch 5, l’Aurora 2 a été dirigé vers l’île de Lampedusa, où il est arrivé vers 21 h 30.
Sea-Watch a indiqué que l’Aurora 2 n’aurait pas été en mesure de rejoindre un port plus éloigné en raison de ses réserves limitées de carburant.
Ces opérations de sauvetage interviennent dans un contexte de préoccupations persistantes concernant les décès et les disparitions de migrants le long des routes migratoires en Méditerranée.
Selon le Projet sur les migrants disparus de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), au moins 1 982 personnes sont mortes ou ont disparu en Méditerranée depuis le début de l’année 2026.
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Sea-Watch rescues 227 migrants in Mediterranean within 48 hours
Sea-Watch, a German non-governmental organisation involved in civilian sea rescue, says its vessels rescued 227 people from boats in distress in the central Mediterranean within 48 hours.
The rescues were carried out by the Sea-Watch 5 and Aurora 2 between Sunday afternoon, October 11, and Monday evening, October 12, 2026, according to a statement issued by the organisation on October 13.
The rescued people were found aboard five boats in distress in international waters. During the operations, both crews also encountered unidentified vessels approaching their rescue ships.
In one incident, an individual identifying itself over the radio as the Libyan Navy threatened to prosecute the Sea-Watch 5 crew in Tripoli if they failed to leave a restricted area near an offshore oil platform.
Sea-Watch spokesperson Julia Winkler welcomed the successful rescue operations but criticised Italian authorities for assigning the Sea-Watch 5 a distant port.
“We are incredibly happy that 227 people survived the dangerous journey. The rescue of 227 people in 48 hours shows how urgently rescue ships are needed,” Winkler said.
She said the Italian authorities’ decision to direct the vessel to Civitavecchia, approximately 900 kilometres away, would significantly reduce its ability to carry out further rescue operations.
“Deliberately reducing rescue capacity is a political choice with deadly consequences,” she added.
According to the organisation, the Sea-Watch 5 rescued 151 people in three separate operations.
On Sunday, its crew rescued 28 people from a sinking boat after receiving an alert from an aircraft operated by SOS MEDITERRANEE, another humanitarian organisation involved in sea rescue.
The crew subsequently rescued another 51 people following an alert from Alarm Phone, a hotline that supports people in distress during sea crossings. Before the second operation, an unidentified vessel repeatedly circled the Sea-Watch 5.
On Monday morning, the crew received an alert about another boat in distress in a restricted area near an offshore oil platform.
After a supply vessel associated with the platform authorised the Sea-Watch 5 to enter the area and assist those in distress, an individual identifying itself as the Libyan Navy ordered the rescue ship to leave.
The individual threatened to bring the crew before a court in Tripoli if it failed to comply. The Sea-Watch crew eventually de-escalated the situation and rescued all 72 people aboard the boat.
Meanwhile, the Aurora 2 rescued 76 people in two operations on Monday.
During the first operation, an unidentified grey fibreglass boat carrying four people approached the rescue vessel closely without making contact.
Later that evening, the Aurora 2 assisted another boat in distress by helping to stabilise it until the Italian Coast Guard arrived and took the people aboard.
While Italian authorities assigned the Sea-Watch 5 to Civitavecchia, the Aurora 2 was directed to the island of Lampedusa, where it arrived at approximately 9:30 p.m.
Sea-Watch said the Aurora 2 would not have been able to reach a more distant port because of its limited fuel reserves.
The rescue operations come amid continued concerns over migrant deaths and disappearances along Mediterranean migration routes.
According to the International Organization for Migration’s Missing Migrants Project, at least 1,982 people have died or gone missing in the Mediterranean since the beginning of 2026.
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