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L’OIM aide plus de 81 000 migrants à retourner dans leur pays depuis 115 pays
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) indique avoir aidé plus de 81 000 migrants à retourner dans leur pays d’origine ou dans des pays où ils avaient légalement le droit de séjourner en 2025, dans le cadre de ses programmes d’aide au retour volontaire et à la réintégration (AVRR).
Ce chiffre concerne les personnes qui ont expressément sollicité l’aide de l’OIM et ne doit pas être interprété comme représentant le nombre total de migrants retournés dans le monde, a précisé l’organisation.
L’OIM a expliqué que son travail en matière de retour des migrants s’effectue par deux voies distinctes : l’AVRR, qui est initié par les migrants qui choisissent de rentrer, et l’assistance après l’arrivée destinée aux personnes ayant été renvoyées dans le cadre d’opérations menées par des gouvernements ou d’autres acteurs.
Dans le cadre de l’AVRR, les migrants prennent eux-mêmes la décision de retourner dans leur pays et sollicitent l’aide de l’OIM. L’organisation affirme qu’elle n’initie pas les retours et ne procède pas aux expulsions.
Avant de fournir une assistance, l’OIM mène des séances de conseil individuelles afin d’informer les migrants sur les options qui s’offrent à eux et sur le soutien qu’elle peut leur apporter. Les personnes qui décident de poursuivre la procédure donnent leur consentement par écrit et peuvent se retirer du processus sans conséquences.
L’aide peut comprendre l’organisation du voyage et les dispositions logistiques, l’assistance pour l’obtention de documents d’identité et de voyage, l’identification des vulnérabilités, l’évaluation individuelle des besoins ainsi qu’une assistance spécialisée destinée aux personnes en situation de vulnérabilité, notamment les enfants non accompagnés, les victimes de traite des personnes et les personnes ayant des besoins médicaux.
L’OIM fournit également une assistance après l’arrivée et à la réintégration, destinée, selon elle, à favoriser l’autonomie économique, le bien-être psychosocial et la stabilité sociale.
En 2025, l’agence indique avoir aidé plus de 81 000 personnes à retourner depuis 115 pays dans le cadre de l’AVRR et avoir fourni un soutien à la réintégration à plus de 82 000 personnes dans 147 pays d’origine.
L’organisation souligne que l’AVRR est distinct du processus d’expulsion ou de renvoi forcé, qui relève des gouvernements.
Assistance après une expulsion
L’OIM indique que son rôle est différent lorsque les gouvernements procèdent à des expulsions ou à d’autres formes de renvoi forcé.
Dans de tels cas, le gouvernement du pays d’accueil peut demander à l’OIM de fournir une assistance aux personnes après leur arrivée. L’organisation précise qu’elle ne mène pas les opérations de renvoi, ne participe pas aux décisions d’expulsion, ne négocie pas les accords bilatéraux de renvoi et ne détermine pas le cadre juridique régissant ces opérations.
Son intervention ne commence qu’après l’arrivée des personnes et uniquement à la demande de l’État d’accueil.
Lorsque des migrants sont renvoyés dans leur pays d’origine, l’OIM peut fournir des soins de santé, des services de conseil, un contrôle des besoins en matière de protection, des services essentiels et un soutien à la réintégration, sous réserve d’une évaluation indépendante de la protection.
Cette évaluation vise à vérifier que la personne a été officiellement admise, que ses droits et sa dignité peuvent être protégés, que les conditions permettent à l’OIM d’intervenir et qu’un consentement véritable peut être obtenu.
L’OIM affirme qu’elle ne fournira pas d’assistance lorsque ces garanties ne peuvent être respectées.
Renvois vers des pays tiers
L’organisation distingue également les situations dans lesquelles des migrants sont renvoyés vers un pays autre que leur pays d’origine.
Ces transferts peuvent avoir lieu dans le cadre d’accords entre États. L’OIM précise qu’elle ne négocie ni n’approuve ces accords et ne participe pas directement aux transferts.
Lorsqu’un gouvernement d’accueil demande son assistance, l’OIM peut fournir des soins de santé, des services de conseil et un contrôle des besoins en matière de protection, sous réserve des mêmes garanties que celles appliquées aux retours vers les pays d’origine.
Les migrants présents dans un pays tiers qui décident par la suite de retourner volontairement dans leur pays d’origine peuvent demander l’aide de l’OIM dans le cadre de ses procédures habituelles d’AVRR.
L’organisation indique qu’elle évalue notamment les garanties relatives au statut légal, à la liberté de circulation et à l’accès à la protection internationale avant d’accepter d’intervenir. Lorsque ces conditions ne peuvent être garanties, elle peut refuser son intervention ou limiter l’assistance fournie.
L’OIM affirme qu’elle ne force pas les personnes à retourner dans leur pays, ne procède pas aux expulsions ou aux renvois forcés, ne négocie ni n’approuve les accords bilatéraux de renvoi et ne fournit pas d’assistance lorsque son intervention pourrait contribuer au refoulement, à la discrimination ou à des violations des garanties procédurales.
Environ 800 personnes aidées après des renvois des États-Unis vers des pays tiers
L’OIM indique que des informations publiques font état de dizaines de milliers de personnes renvoyées des États-Unis vers des pays tiers entre le début de 2025 et septembre 2026.
Cependant, l’organisation précise que son implication dans ces cas est restée limitée, car elle ne peut intervenir que lorsqu’elle est sollicitée par le gouvernement du pays d’accueil et lorsque les garanties de protection qu’elle exige sont réunies.
En septembre 2026, l’OIM indique avoir apporté son soutien à environ 800 personnes dans ce contexte, en leur fournissant des soins de santé, des services de conseil et un contrôle des besoins en matière de protection. Environ 300 de ces personnes ont ensuite choisi de retourner volontairement dans leur pays d’origine.
Selon l’organisation, l’écart entre les quelque 800 personnes qu’elle a assistées et les dizaines de milliers de personnes qui auraient été renvoyées s’explique par le nombre limité de gouvernements ayant demandé le soutien de l’OIM ainsi que par les cas dans lesquels les conditions nécessaires à son intervention n’étaient pas réunies.