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Ebola : Amy Pope appelle à un soutien urgent alors que la RDC fait face à la plus grande épidémie

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OIM 2026 / La réponse de l’OIM à l’épidémie d’Ebola soutient le dépistage sanitaire au port de Bende, à Kinshasa
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L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) intensifie ses efforts pour renforcer la surveillance des maladies et la préparation le long des principaux axes de déplacement, notamment les corridors fluviaux et les frontières, afin de prévenir toute nouvelle propagation alors que l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) atteint des niveaux sans précédent.

Depuis la déclaration de l’épidémie en mai 2026, le nombre de cas n’a cessé d’augmenter. Plus de 7 400 cas confirmés ont désormais été enregistrés, faisant de cette épidémie la plus importante jamais signalée dans le pays. La crise est aggravée par le conflit en cours et les déplacements massifs de populations. Au 16 septembre, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait fait état de plus de 3 600 décès. Au cours de la même période, l’OIM a soutenu les autorités locales en réalisant plus de 33 millions de contrôles sanitaires dans la région, permettant à des millions de personnes d’accéder à des informations vitales et d’être orientées vers les services appropriés.

« Il s’agit de la plus grande épidémie d’Ebola à laquelle la RDC ait été confrontée, ce qui exerce une pression encore plus forte sur les familles touchées par les conflits et les crises. Nos équipes travaillent aux côtés des autorités sanitaires locales pour détecter rapidement les risques et aider les populations à accéder aux soins. Une coopération étroite entre les pays est essentielle pour contenir la maladie », a déclaré Amy Pope, Directrice générale de l’OIM. « Mais nous avons reçu moins d’un tiers des financements nécessaires à notre intervention. Nous avons de toute urgence besoin d’un soutien supplémentaire pour maintenir ces efforts et protéger les communautés en RDC et dans les pays voisins. »

Les personnes déplacées et les communautés d’accueil vivant dans l’épicentre de l’épidémie sont confrontées à des obstacles particuliers pour accéder aux services de santé. La surpopulation, l’insuffisance des services d’eau et d’assainissement, l’accès limité aux services vitaux ainsi que les lacunes dans la surveillance des maladies sur les sites de déplacement compliquent la détection précoce des cas.

L’OIM renforce la surveillance des maladies et les capacités de préparation dans toute la RDC en utilisant la cartographie de la mobilité des populations et le suivi des flux afin d’identifier les corridors de mobilité à haut risque, les communautés frontalières, les points d’entrée (PoE) et les points de passage informels. Ces dispositifs permettent aux autorités de mieux cibler leur réponse face à une maladie qui évolue rapidement.

L’organisation intensifie également la surveillance des maladies sur les sites accueillant des personnes déplacées et le long du fleuve Congo, un axe majeur emprunté par les personnes se dirigeant vers Kinshasa. Au point de contrôle de Bende-Bende, l’OIM soutient les autorités sanitaires par des formations et d’autres activités essentielles de préparation, parallèlement au dépistage des voyageurs. Les équipes y effectuent en moyenne environ 1 000 contrôles sanitaires par jour.

L’OIM travaille en étroite collaboration avec les gouvernements et les partenaires des pays voisins, notamment l’Ouganda, le Soudan du Sud, le Burundi, le Rwanda et la République centrafricaine, ainsi qu’avec d’autres pays de la région exposés aux risques, afin de renforcer la préparation et de réduire le risque de transmission transfrontalière.

Pour maintenir et étendre ces activités, l’OIM sollicite 110 millions de dollars américains dans le cadre de son Plan multinational de préparation et de réponse à la maladie à virus Ebola. À ce jour, 29,6 millions de dollars ont été reçus, laissant plus de la moitié de l’appel de fonds sans financement. Des ressources supplémentaires sont nécessaires de toute urgence pour maintenir la surveillance le long des principaux axes de déplacement, renforcer la préparation dans les pays voisins et veiller à ce que les communautés mobiles et déplacées soient intégrées à la réponse.

L’intervention de l’OIM bénéficie du soutien du gouvernement des États-Unis, du Fonds central d’intervention d’urgence des Nations unies (CERF), de l’Union européenne, du gouvernement du Japon et de la Banque mondiale.

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