News

Comment les Nigérians perdent 75 milliards de nairas chaque année en demandes de visa

Published

on

Kindly share this article

Les Nigérians perdent environ 75 milliards de nairas chaque année en frais de demande de visa et dépenses connexes. À eux seuls, les refus de demandes de visa pour les pays de l’espace Schengen ont représenté environ 19 milliards de nairas en 2025, selon un rapport obtenu auprès du ministère nigérian des Affaires étrangères.

Le rapport attribue ces pertes à l’augmentation des frais de visa, aux taux élevés de refus et au caractère non remboursable des sommes versées aux ambassades étrangères. Cette situation pénalise financièrement des milliers de Nigérians dont les demandes sont rejetées.

Le Canada, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Espagne et les États-Unis figurent parmi les destinations où les demandeurs nigérians sont confrontés à des risques financiers importants, en raison des exigences strictes en matière d’immigration et des taux élevés de refus de visa.

Les frais supplémentaires alourdissent la charge financière

Le rapport souligne que le coût des demandes de visa ne se limite pas aux frais officiels. Il comprend également les paiements aux centres de demande de visa, l’assurance médicale, les réservations d’hôtel, les billets d’avion et d’autres documents justificatifs.

Selon la destination, une demande de visa rejetée peut coûter entre 350 000 et 1,2 million de nairas à un demandeur, même lorsque le visa n’est finalement pas accordé.

Cette situation suscite des inquiétudes quant aux conséquences financières des voyages internationaux pour les Nigérians, notamment les étudiants, les touristes et les autres candidats au voyage, qui doivent satisfaire à des exigences documentaires strictes avant même que leurs demandes ne soient examinées.

Le Canada et les pays de l’espace Schengen enregistrent des taux élevés de refus

Selon le rapport, le Canada a rejeté 75 % des demandes de permis d’études déposées par des Nigérians entre janvier et avril 2026. Cela signifie que seul un demandeur sur quatre a obtenu une réponse favorable au cours de cette période.

Le rapport attribue principalement ce taux élevé de refus aux préoccupations des autorités canadiennes de l’immigration concernant la volonté des demandeurs de quitter le pays à la fin de leurs études.

Dans l’espace Schengen, la Belgique a enregistré le taux de refus de visa le plus élevé parmi les demandeurs nigérians, avec 60,3 %, suivie de l’Espagne avec 52,7 % et de la France avec 47,4 %.

Le taux global de rejet des demandes de visa Schengen déposées par des Nigérians est passé à 46,9 % en 2025, contre 45,9 % en 2024.

Environ 250 000 demandes ont été rejetées au cours de cette période, entraînant des pertes estimées à 19 milliards de nairas pour les demandeurs nigérians, selon le rapport.

Le Royaume-Uni et les États-Unis posent également des difficultés

Le Royaume-Uni a enregistré un taux global de refus de visa de 33,1 % pour les demandeurs nigérians en 2025. Ce chiffre serait passé à 35,4 % au premier trimestre 2026.

Les demandes de visa de visiteur ont affiché un taux de rejet estimé à 38,6 %, exposant les demandeurs à d’éventuelles pertes financières liées aux frais non remboursables et aux dépenses engagées pour organiser leur voyage.

Concernant les États-Unis, le rapport estime à environ 64 % le taux de refus des demandes de visas étudiants F-1 déposées par des ressortissants africains.

Ces chiffres mettent en évidence les risques financiers auxquels sont confrontés les futurs étudiants internationaux et les voyageurs, qui dépensent des sommes considérables pour préparer leurs dossiers sans aucune garantie d’obtenir un visa.

Le Japon augmente ses frais de visa

Le Japon a été identifié comme l’une des destinations affichant des taux de refus de visa relativement faibles pour les Nigérians, estimés entre 12 et 15 %.

Toutefois, le pays aurait multiplié par cinq ses frais de visa à compter du 1er juillet 2026. Un visa à entrée unique coûte désormais 15 000 yens, tandis que les demandes de visas à entrées multiples sont soumises à des frais de 30 000 yens.

Le rapport met également en évidence le coût des visas pour d’autres destinations prisées.

Un visa de visiteur britannique valable dix ans est estimé à environ 2,09 millions de nairas, tandis qu’un visa de visiteur de six mois coûte environ 203 000 nairas.

Le visa américain de visiteur B1/B2 coûte environ 299 700 nairas, tandis que les frais de visa de visiteur et de collecte des données biométriques pour le Canada s’élèvent à environ 205 000 nairas.

Les destinations sans visa recommandées

Afin de réduire les risques de pertes financières, le rapport conseille aux Nigérians d’envisager des destinations offrant une entrée sans visa, la délivrance de visas à l’arrivée ou une autorisation électronique de voyage, sous réserve de remplir les conditions d’éligibilité applicables.

Parmi les destinations proposées figurent le Ghana, la République du Bénin, le Togo, le Sénégal, la Gambie, le Rwanda, Maurice, la Barbade et la Dominique.

Toutefois, les voyageurs potentiels sont invités à vérifier les conditions d’entrée en vigueur avant de planifier leur déplacement, car les accords d’exemption de visa et les autres politiques migratoires peuvent être modifiés.

Le rapport recommande également aux personnes souhaitant voyager de vérifier les exigences actuelles en matière de visa auprès des canaux officiels des gouvernements concernés avant de payer les frais de demande ou d’engager des dépenses pour les billets d’avion, les réservations d’hôtel et autres préparatifs de voyage.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Trending

Exit mobile version