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Refugees in Libya alerte sur des allégations de harcèlement sexuel visant une mineure
Refugees in Libya, une organisation qui défend les droits des réfugiés et des migrants, a exprimé son inquiétude concernant le harcèlement sexuel présumé d’une jeune réfugiée noire par un chauffeur de taxi à Tripoli.
Dans une publication sur X datée du 23 août, l’organisation a identifié l’auteur présumé comme étant Ali, également connu sous le surnom « Al-Boura », et a indiqué qu’il résiderait à Qasr Bin Ghashir, à Tripoli.
Selon Refugees in Libya, l’incident s’est produit le 17 août, lorsque Ali aurait sexuellement harcelé la jeune fille, que l’organisation a présentée comme étant mineure.
L’organisation affirme que la jeune fille a demandé à plusieurs reprises au chauffeur d’arrêter et lui a dit qu’elle était mineure et qu’elle n’avait pas consenti à ce qu’il la touche. Malgré ses objections, le chauffeur aurait continué.
Refugees in Libya a déclaré que la jeune fille avait enregistré une vidéo de l’incident et l’avait ensuite publiée sur TikTok, par crainte de signaler les faits par les voies officielles.
L’organisation affirme que le signalement d’un tel incident pourrait exposer la réfugiée au risque d’être arrêtée avant même de pouvoir déposer officiellement une plainte, mettant ainsi en évidence, selon elle, la vulnérabilité des femmes et des jeunes filles réfugiées en Libye.
La vidéo s’est ensuite largement propagée sur les réseaux sociaux, suscitant des réactions contrastées parmi les Libyens. Selon Refugees in Libya, certains internautes ont appelé à l’arrestation d’Ali, tandis que d’autres auraient demandé l’arrestation et l’emprisonnement de la jeune fille, s’interrogeant sur les raisons pour lesquelles elle avait enregistré l’incident et l’accusant d’être une agente des intérêts occidentaux.
L’organisation a indiqué avoir depuis perdu tout contact avec la jeune fille et ne pas connaître son lieu de résidence actuel, alors que la vidéo continue de circuler en ligne.
Refugees in Libya s’est également inquiétée du fait que, malgré les informations qui auraient été rendues publiques concernant le lieu où se trouverait Ali, aucun élément ne permettait encore, selon elle, de confirmer que les forces de l’ordre l’avaient arrêté.
Les affirmations de l’organisation n’ont pas permis d’établir de manière indépendante si une arrestation avait effectivement eu lieu ni de vérifier l’ensemble des circonstances entourant les accusations.
Cette affaire ravive les inquiétudes des défenseurs des droits des réfugiés et des migrants concernant la protection des personnes vulnérables en Libye, notamment des femmes et des jeunes filles qui peuvent être confrontées à des obstacles lorsqu’elles souhaitent signaler des actes de violence ou de harcèlement sexuels.
Refugees in Libya a attiré l’attention sur cette affaire dans le cadre de son action plus large en faveur du traitement et de la sécurité des réfugiés et des migrants en Libye.